TUNISIE
11/04/2016 16h:14 CET | Actualisé 12/04/2016 08h:33 CET

Avec l'exposition "Ta7richa", les objets du quotidien deviennent prétexte à rire (PHOTOS)

EXPO - Vous avez peut-être ri sur les fatwas de Yahia Boulahia, salafiste bête et méchant. À cette époque, le créateur du personnage avait souhaité préservé son anonymat.

Cette fois, Salim Zerrouki, artiste algérien "mais résidant depuis 10 ans en Tunisie" revient avec "Ta7richa", exposition qui se déroulera du 8 au 24 avril à la Maison de l'image.

"Ta7richa" comme pour "en-cas" dans le dialecte tuniso-algérien ou encore "petite blague" dans l'argot algérien se veut être une exposition ludique et rigolote... sans pour autant être dépourvue de sens critique envers la société.

Au début de Ta7richa... un Tumblr

Sa première "ta7richa" lui vient un peu au hasard. Il dessine un "un ancien téléphone avec des boutons devant un smartphone qui lui dit 'J'ai une crème contre les boutons'", raconte Salim Zerrouki.

ta7richa

Quand il réalise son deuxième dessin, il décide de publier ses œuvres sur Tumblr pour faire découvrir ses images qui se veulent "universelles" - sans nécessairement laisser d'empreintes arabo-arabes ou tuniso-tunisiennes - au monde entier.

"À partir de là, j'ai essayé de trouver d'autres idées, d'être plus ponctuel en faisant deux illustrations par mois", dit l'artiste au HuffPost Tunisie.

Observateur, il puise dans les objets du quotidien, "je regarde un objet et je me demande ce qu'il peut bien pouvoir dire".

Avec son blog qui fait le buzz, Salim Zerrouki fait le tour du monde, et des sites comme Demotivateur, Topito et Minute Buzz puisent dedans.

"Mes illustrations ont été traduites en plusieurs langues, je n'imaginais pas ça, ça a pris de l'ampleur", avoue l'artiste.

Une ta7richa tunisienne

Pour sa première exposition, l'artiste a dessiné neuf nouveaux dessins, "spécialement pour la Tunisie".

Si certains dessins "qui parlent à tout le monde" sont présents à la Maison de l'image, on retrouve une touche purement tunisienne, à coup d'harissa et de 'balgha" (chaussures traditionnelles) et d'expressions telle que " الخبزة مرة " (la difficulté à gagner sa vie).

"Si je devais exposer au Maroc et en Algérie, je devrais probablement faire parler d'autres objets. En tout cas, moi j'aime casser les tabous, les codes, les mœurs", explique Salim Zerrouki.

L'essentiel pour l'artiste? Une bonne dose d'humour et de couleurs!

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