ALGÉRIE
10/04/2016 10h:10 CET | Actualisé 10/04/2016 10h:11 CET

Glaucome: 4,6% de taux de prévalence en Algérie

Archives

Près de 4,6% d'Algériens âgés de 40 ans et plus sont atteints de glaucome, a affirmé samedi soir à Alger la présidente de la Société algérienne de glaucome (SAG), Pr Malika Tiar.

Pr Tiar qui intervenait dans le cadre d'un colloque sur la prévention de la maladie du glaucome qui a regroupé plus de 500 ophtalmologues des deux secteurs public et privé, rapporte l'Agence de presse algérienne (APS), a invité les personnes âgées de 40 ans et plus à consulter des ophtalmologues pour prévenir cette maladie incurable et en éviter les conséquences dont la cécité.

Saluant les efforts consentis par la ministère de la Santé en collaboration avec 200 ophtalmologues pour la prise en charge de la maladie du glaucome qui vient en deuxième position des maladies occasionnant la cécité en Algérie après la cataracte, la spécialiste a insisté sur la formation des médecins généralistes notamment dans les régions accusant un déficit en spécialistes tout en intensifiant les campagnes de sensibilisation.

Le glaucome est une maladie de l'oeil caractérisée par une augmentation de la pression intra-oculaire qui accroît la dureté du globe, et détermine une compression du nerf optique compliquée d'une diminution de l'acuité visuelle.

Il existe deux type de glaucome: le glaucome à angle ouvert qui est la forme la plus courante et le glaucome aigu à angle fermé, beaucoup plus rare, qui survient lorsque le nerf optique souffre d'une irrigation insuffisante par les vaisseaux sanguins qui l'entourent.

Le tabac, le facteur génétique, la prise de certains médicaments, le diabète et l'anémie favorisent l'évolution de cette maladie.

Pr Tiar qui est également chef de service ophtalmologie au CHU Mohamed Lamine Debaghine (Ex-Maillot) s'est dit satisfaite de la disponibilité de tous les médicaments destinés au traitement du glaucome. Il s'agit de collyres en un seul flacon afin de faciliter l'usage par le glaucomateux, a-t-elle précisé.

Pour sa part, Pr Amar Ailem, ophtalmologue au CHU Mustapha Pacha a souligné l'importance de sensibiliser le citoyen à la maladie du glaucome dont les symptômes restent invisibles. Une fois installée, la maladie aura détruit un bonne partie des nerfs optiques, a-t-il dit.

Dans le cas où les collyres ne donnent pas de résultats, on recourt au laser puis à la chirurgie en dernier stade, a précisé le spécialiste.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.