ALGÉRIE
10/04/2016 02h:52 CET | Actualisé 10/04/2016 02h:52 CET

L'Egypte et l'Arabie saoudite créent un fonds d'investissement de 16 milliards de dollars

AFP

L'Egypte et l'Arabie saoudite ont signé samedi différents accords dont un portant sur un fonds d'investissement de 16 milliards de dollars, au troisième jour d'une visite au Caire du roi Salmane d'Arabie saoudite.

La télévision publique égyptienne a montré en direct l'annonce des différents accords signés en présence du roi Salmane et du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au palais d'Abedin, dans le centre du Caire.

Les deux pays ont convenu de mettre en place un fonds d'investissement saoudien-égyptien avec un capital de 60 milliards de rials saoudiens (16 milliards de dollars), a déclaré le présentateur, sans donner plus de détails.

Plus d'une dizaine d'autres accords, y compris un protocole d'accord pour mettre en place une zone industrielle en Egypte, ont également été annoncés.

Depuis son arrivée jeudi, Salman et sa délégation ont annoncé une série d'investissements en Egypte, ainsi qu'un projet extravagant de construction d'un pont sur la mer Rouge pour relier les deux pays.

Ryad compte parmi les principaux soutiens du président M. Sissi et, depuis que l'ex-chef de l'armée a destitué en 2013 son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi, l'Arabie saoudite a apporté des milliards de dollars en aide pour une économie égyptienne en lambeaux.

Pour l'Arabie saoudite sunnite, l'Egypte reste un allié stratégique, au moment où Ryad connaît de graves tensions avec l'Iran chiite, liées notamment aux conflits en Syrie et au Yémen.

L'Egypte avait annoncé en mars 2015 que son aviation et sa marine participaient à la coalition arabe menée par les Saoudiens contre les rebelles chiites au Yémen, et s'était engagée à mettre des troupes à disposition pour une intervention au sol si nécessaire.

La presse égyptienne a cependant évoqué ces derniers mois des tensions avec Ryad, notamment en raison de la réticence égyptienne à s'engager activement dans la coalition.

Les bonnes relations entre M. Sissi et le président russe Vladimir Poutine, qui soutient militairement le dirigeant syrien Bachar-al-Assad contre les rebelles appuyés par l'Arabie saoudite, serait également une autre cause de frictions.

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