MAROC
08/04/2016 12h:16 CET

Sociétés offshore: Richard Attias cité dans les "Panama Papers"

Sociétés offshore: Richard Attias cité dans les "Panama Papers"
Fadi Al-Assaad / Reuters
Sociétés offshore: Richard Attias cité dans les "Panama Papers"

OFFSHORE - L'homme d'affaires franco-marocain Richard Attias, spécialisé dans l'organisation de forums mondiaux et la communication d’influence, fait partie des milliers de personnalités citées dans les "Panama Papers".

Selon cette vaste enquête menée par un consortium international de journalistes d'investigation sur les détenteurs de sociétés offshore au Panama et dans d'autres paradis fiscaux, le businessman a eu recours "à des sociétés aux îles Vierges britanniques et au Delaware, cet Etat américain au régime fiscal opaque auquel l’administration Obama veut mettre fin", indique Le Monde, qui fait partie des journaux ayant mené l'enquête.

Dans l'actionnariat de l'une de ses sociétés (dissoute en 2014), figuraient "des holdings domiciliées au Royaume-Uni, en Arabie saoudite, aux îles Caïmans et aux îles Vierges britanniques", indique le quotidien français.

Selon Richard Attias, s’il a choisi l’offshore, c’est "pour des raisons pratiques et pour développer ses activités en toute légalité". Il explique notamment qu'il va bientôt organiser un forum aux Bahamas et un autre au Panama.

"Pourquoi tous ces Européens (...) sont-ils tentés d’aller [mettre leur argent] au Panama? Il ne faut pas les diaboliser. La fiscalité est étouffante. Ils ne peuvent plus entreprendre, ils ne peuvent plus investir. Je suis marocain, je ne paie pas d’impôts, c’est un privilège et c’est très bien comme ça!", explique-t-il, ajoutant que s'il ne paie pas d'impôts au Maroc, c'est parce qu'il est résident à Dubaï.

"L’homme d’affaires affirme que ses sociétés payent leurs impôts dans chacun des pays où il a une activité", indique Le Monde.

Pour rappel, le groupement MaroCorp, mené par Richard Attias & Associates Group, était récemment en lice pour remporter l'appel d'offres de l'aménagement du site de la COP22 à Marrakech. Il a finalement été disqualifié au profit du groupement mené par GL Events, une autre société française également citée dans les "Panama Papers".

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