ALGÉRIE
08/04/2016 03h:26 CET | Actualisé 08/04/2016 03h:44 CET

La réplique de Bouchouareb aux Panama Papers: "c'est un complot contre l'Algérie!"

Facebook Abdeslam Bouchouareb

Cité dans le cadre de la méga-fuite de documents dite Panama Papers comme possédant une société offshore au Panama, le ministre de l'industrie et des mines, Abdesselam Bouchouareb a affirmé, jeudi, devant les membres de la commission économique de l'assemblée populaire nationale (APN) que l'Algérie faisait l'objet d'un "grand complot mené par des parties à l'intérieur et à l'extérieur".

Le ministre, indique un quotidien national, a été interpellé par les députés Smain Kouadria (parti des travailleurs) et Naamane Laouar (Algérie verte) au sujet des informations le concernant divulguées dans le cadre de la Panama Papers.

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"Le premier à qui j'expliquerais l'affaire, c'est le président Bouteflika et je préparerais un dossier lourd sur le sujet" a-t-il déclaré. "L'Algérie fait l'objet d'un grand complot mené par des parties à l'intérieur et à l'étranger. Certains veulent m'écarter et je suis conscient de ce que je dis" a-t-il poursuivi, selon Echourouk.

"D'un ton vif", précise le journal, Bouchouareb a indiqué que la "situation actuelle arrange certains alors que je cherche à la changer, je subis des attaques. De toute façon, je terminerais mon rapport rapidement et le remettrais au président personnellement. Il est le premier à qui je dois clarifier les choses".

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Selon El Khabar, le ministre a accusé des "lobbies" à l'intérieur et à l'extérieur de le cibler car "il a réussi en une seule année à économiser plus de 3 milliards de dollars à l'Algérie". Le ministre de l'industrie et des mines a nié "toutes les accusations" dont il fait l'objet.

"Tout ce qui a été dit à mon sujet est faux. Des entreprises américaines et françaises se sont plaintes de moi au président Bouteflika en février dernier. Les français qui arrivent avec Manuels Valls sont liés au dossier" indique Echourouk sur la base de "fuites" reçues de membres de la commission parlementaire.

A la justice d'agir

Le député de l'Algérie Verte, Naamane Laouar a déclaré avoir posé la question au ministre Bouchouareb qui "a nié toutes les accusations et a déclaré faire l'objet d'un complot".

"Nous ne pouvons lui demander des comptes", a ajouté le député, "il est peut-être innocent, le contraire est aussi possible. Aussi, nous demandons à la justice d'intervenir pour trancher sur la question, c'est le seul pouvoir à même de lever le doute dans cette affaire internationale qui suscite beaucoup de controverses".

A sa sortie de la salle, précise Echourouk, le ministre a refusé de répondre aux questions des journalistes sur les Panama Papers. "Ne m'interrogez pas, mis à part sur les travaux de la commissions, je ne dirais rien". Les travaux de la commission portaient sur le nouveau code des investissements.

Pour rappel, l'agence officielle APS, a publié un message de la Compagnie d’études et de conseil (CEC) affirmant qu'elle a créé la "Royal Arrival Corp" de sa propre "initiative" afin de gérer le "patrimoine privé" de M.Bouchouareb mais qu'elle "n’a jamais été active". La CEC a affirme que le ministre "ne possède aucun compte bancaire".

En apprenant la "création de la société Royal Arrival Corp dont la constitution s’est faite en toute transparence" a indiqué la CEC, M.Bouchouareb a " immédiatement demandé de geler (pendant l’exercice de ses mandats publics) toute utilisation de cette société et l’ouverture du compte bancaire à la NBAD Genève n’a, de ce fait, pas été concrétisée".

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