MAROC
08/04/2016 06h:36 CET | Actualisé 08/04/2016 06h:36 CET

Le HCP table sur une croissance de 1,5% au 2e trimestre 2016

Le HCP table sur une croissance de 1,5% au 2e trimestre 2016
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Le HCP table sur une croissance de 1,5% au 2e trimestre 2016

CROISSANCE - L'économie nationale devrait réaliser une faible croissance de 1,5%, au deuxième trimestre 2016, contre 4,3% une année plus tôt, indique le Haut-commissariat au plan (HCP) dans sa note de conjoncture du mois d'avril. La raison de ce ralentissement: une baisse de la valeur ajoutée agricole de 10,9%, après une campagne 2015/2016 "exceptionnelle".

"Le redressement des cultures à cycle végétatif court et des activités annexes à l'élevage, attribuable à une saison printanière relativement pluvieuse, ne suffirait pas à compenser la baisse des productions de céréales, de légumineuses et de cultures maraîchères", relève le HCP. Et de préciser que "dans l'ensemble, la valeur ajoutée hors agriculture devrait s'améliorer de 2,4%, au deuxième trimestre 2016, en variation annuelle".

Sous l'hypothèse d'une poursuite de l'amélioration de l'environnement international, notamment dans la zone euro, principal partenaire du pays, les industries exportatrices, en particulier l'automobile et l'agroalimentaire, devraient bénéficier d'une hausse de 4,4% de la demande mondiale adressée au Maroc, en variation annuelle.

L'établissement présidé par Ahmed Lahlimi Alami estime que le recul des cours des matières premières, dans un contexte d'offre mondiale excédentaire en particulier de céréales et des métaux industriels, jouerait en faveur d'un allégement du déficit commercial national.

L'activité des industries manufacturières devrait, ainsi, rester soutenue, affichant une hausse de 2,8%, au deuxième trimestre 2016, en variation annuelle. L'activité minière connaîtrait, en revanche, une légère baisse de régime, due au moindre affermissement de la demande étrangère adressée aux dérivés de phosphate, notamment aux engrais, et à la poursuite des faibles performances des métaux non ferreux.

Quant aux services, leur valeur ajoutée croîtrait au même rythme que celui enregistré au début de 2016, contribuant pour presque la moitié à la croissance économique globale.

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