MAROC
07/04/2016 07h:47 CET | Actualisé 07/04/2016 07h:54 CET

Panama Papers: L'avocat de Mounir Majidi s'explique dans les colonnes de Médias24

Panama Papers: L'avocat de Mounir Majidi s'explique dans les colonnes de Médias24
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Panama Papers: L'avocat de Mounir Majidi s'explique dans les colonnes de Médias24

PARADIS FISCAUX - Alors que le secrétaire particulier du roi et gestionnaire du patrimoine royal, Mounir Majidi, est cité dans l'affaire des "Panama Papers" - ces millions de documents révélant l'existence de sociétés offshore dans des paradis fiscaux -, son avocat Hicham Naciri donne ses explications dans une interview accordée à nos confrères de Médias24.

Pour rappel, dans cette vaste enquête dévoilée le 3 avril par un consortium international de journalistes d'investigation, il était notamment fait mention de deux biens appartenant au roi Mohammed VI, la goélette El Boughaz I, qui mouille régulièrement à M'diq dans le nord, et un hôtel particulier à Paris, achetés via une société aux îles Vierges britanniques et une autre au Luxembourg.

Selon Me Naciri, l'intérêt d'utiliser des sociétés offshore "peut se justifier par la localisation d'un bien, un souci d'optimisation fiscale ou même une volonté de discrétion", et l'opération peut être légale. "Quoi de plus naturel donc pour un chef d'Etat (...) de rechercher une certaine discrétion dans la gestion de ce qui relève de la sphère privée?", explique l'avocat.

"Le vendeur n'avait pas voulu révéler son identité à des tiers"

La goélette "est immatriculée sur les registres de l'administration marocaine", indique-t-il. "L'objectif n'était pas la dissimulation. (...) Par contre, le vendeur n'avait pas voulu révéler son identité à des tiers. Il a vendu à travers une structure, et en face, il a voulu avoir une structure, une personne morale", ajoute Me Naciri.

Quant à l'acquisition de l'hôtel particulier parisien, elle s'est faite "dans les plus grandes transparence et légalité", souligne l'avocat qui précise que" les autorités fiscales françaises ont été consultées sur la fiscalité applicable à cette opération et se sont vu communiquer le nom du bénéficiaire ultime", à savoir le roi.

Concernant le prêt de 42 millions de dollars (36 millions d'euros) fait à la société luxembourgeoise au profit d'une autre société établie aux îles Vierges britanniques, celui-ci "obéissait uniquement à des considérations fiscales, proposées par les conseillers fiscaux", fait valoir l'avocat.

Enfin, Hicham Naciri rappelle que "les sociétés détenues par la famille royale sont régulièrement assujetties à des contrôles fiscaux et sont traitées sans aucune différenciation avec les autres. Il n'y a ni privilège ni passe-droit".

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