TUNISIE
06/04/2016 16h:43 CET | Actualisé 07/04/2016 07h:37 CET

La torture en Tunisie entre chiffres officiels et officieux

ALTERNATIVE RECROP OF  XJD110--Two soldiers accused of taking part in the fizzled coup attempt are handcuffed together as they  face charges in the courtroom in  Bujumbura, Burundi, Saturday  May 16, 2015. Topless, barefoot and with wounds from alleged torture seventeen security officials, including five generals appeared before a prosecutor who is expected to file treason charges against them over the attempted coup of President Pierre Nkurunziza, lawyers of some of the suspects said Saturday. (AP Photo/Jerome Delay)
ASSOCIATED PRESS
ALTERNATIVE RECROP OF XJD110--Two soldiers accused of taking part in the fizzled coup attempt are handcuffed together as they face charges in the courtroom in Bujumbura, Burundi, Saturday May 16, 2015. Topless, barefoot and with wounds from alleged torture seventeen security officials, including five generals appeared before a prosecutor who is expected to file treason charges against them over the attempted coup of President Pierre Nkurunziza, lawyers of some of the suspects said Saturday. (AP Photo/Jerome Delay)

TORTURE- 20% seulement des accusations de maltraitance et de torture sont fondés, a avancé le ministre de l'Intérieur Hédi Majdoub, hier, en répondant à une question qui porte sur la torture dans les centres de détention et les prisons tunisiennes, lors d’une séance consacrée au dossier de la torture à l'assemblée des représentants du peuple (ARP).

Il a ajouté par ailleurs que 81 cas de torture et 1 cas de mauvais traitements ont été recensés en 2015 par les services du ministère.

Le ministre a assuré qu'ils procèdent à des inspections inopinées afin de prévenir et relever les éventuelles pratiques de torture et les soumettre à la justice dans le cas échéant.

"Faux", répond, Hind Khchine, de la section Tunisie de l'organisation mondiale contre la torture (OMT) , contactée par le HuffPost Tunisie.

"Je me demande sur quelle base le ministre avance ses chiffres. En se fondant sur les décisions de la justice? Bien sur que non car on attend toujours des jugements dans les affaires de torture, relevées de 2011 à aujourd'hui. La plupart d'entre elles sont même au stade de l'instruction", a ajouté la représentante de l'OMT.

Hind Khchine déplore par la même occasion la lenteur de la justice en la matière.

"Même en supposant que ce chiffre soit vrai, il est honteux qu'après le 14 janvier, la transition démocratique, des élections et des gouvernement successifs, on ne parvient pas à enrayer ce fléau. Chaque cas de torture, même un seul, doit être embarrassant pour un État qui se dit démocratique", a-t-elle déploré.

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