TUNISIE
05/04/2016 06h:52 CET

Fermée depuis 2014, l'ambassade de Tunisie à Tripoli réouvre ses portes

Tunisian Foreign Minister Khemaies Jhinaoui, right, shakes hands with Libyan prime minister Fayez Sarraj, before a foreign ministers meeting on Libya's neighbors, Tuesday, March 22, 2016 outside Tunis. A unity government in Libya has been nominated under a UN-sponsored plan, but has not won approval yet. (AP Photo/Hassene Dridi)
ASSOCIATED PRESS
Tunisian Foreign Minister Khemaies Jhinaoui, right, shakes hands with Libyan prime minister Fayez Sarraj, before a foreign ministers meeting on Libya's neighbors, Tuesday, March 22, 2016 outside Tunis. A unity government in Libya has been nominated under a UN-sponsored plan, but has not won approval yet. (AP Photo/Hassene Dridi)

DIPLOMATIE - La Tunisie a annoncé lundi la réouverture de son ambassade et de son consulat à Tripoli, à la faveur de l'installation dans la capitale libyenne du gouvernement d'unité nationale de Fayez al-Sarraj.

"A la suite de l'installation du gouvernement d'unité nationale à Tripoli, et dans le cadre du souci de soutenir le processus politique en Libye (...), la Tunisie annonce la réouverture de ses délégations diplomatique et consulaire", a indiqué dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.

Cette décision vise à soutenir les Libyens dans "leur effort pour retrouver la sécurité et la stabilité", et répond au "souci permanent de servir les intérêts des Tunisiens résidant en Libye", est-il encore indiqué.

La Tunisie avait fermé son ambassade à Tripoli en 2014, année de la prise de contrôle de la capitale par des milices dont certaines islamistes.

Elle avait un temps rouvert son consulat en 2015, avant de revenir sur cette décision, à la suite de l'enlèvement de dix de ses fonctionnaires.

Les autorités tunisiennes, qui ont régulièrement exprimé leur inquiétude sur la situation en Libye voisine, ont exhorté jeudi les parties libyennes à se ranger derrière le gouvernement d'union issu du processus parrainé par l'ONU.

La veille, le Premier ministre désigné Fayez al-Sarraj avait rejoint par la mer Tripoli, depuis Tunis, pour tenter d'imposer son autorité. Depuis, M. Sarraj a rallié de nombreux soutiens, dont ceux de milices et des villes de l'ouest et du sud libyen.

Le chaos en Libye après la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 a permis à l'organisation extrémiste Etat islamique (EI) de s'implanter dans le pays.

La Tunisie, qui compte des milliers de ressortissants dans les rangs de groupes tels que l'EI --en Irak, en Syrie ainsi qu'en Libye--, a été frappée par plusieurs attentats majeurs ces deux dernières années.

Elle a fermé provisoirement à deux reprises ses postes frontières avec la Libye, fin 2015-début 2016, et construit un "système d'obstacles" sur près de la moitié des 500 km de frontière commune.

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