03/04/2016 17h:49 CET | Actualisé 03/04/2016 17h:50 CET

Maroc-Afrique: Le courant passe

ÉCHANGES – Loin d’échapper au Maroc, la coopération Sud-Sud a, au contraire, tout à lui apporter. Pour preuve, elle l’a hissé au deuxième rang des investisseurs à l’échelle africaine, juste après l’Afrique du Sud. Il suffit de se pencher sur les chiffres pour s’en rendre compte: en 2015, les échanges commerciaux du Maroc avec ses partenaires africains culminent à 30.8 milliards de dirhams, soit l’équivalent de 9.2 millions de tonnes, écrit La Vie éco .

Si le royaume compte ainsi plusieurs cordes à son arc, il y en a une en particulier dont il compte bien profiter – et faire profiter. Alors que le taux d'électrification rurale atteignait 99% au niveau national à la fin du premier trimestre 2015, selon le ministre de l’Énergie, des mines, de l'eau et de l'environnement, Abdelkader Amara, le Gabon, le Congo-Brazzaville et le Burkina Faso n’ont pas hésité à se doter du programme d’électrification rurale marocain.

Depuis 2014, 85 entreprises du Maroc aident en effet ces trois pays dans le cadre de la coopération Sud-Sud à développer des partenariats avec des sociétés marocaines, d’après l’Agence d’information d’Afrique centrale, relayée par Yabiladi.

L’objectif de cette mission chapeautée par Maroc Export et la Fenelec (Fédération nationale de l'électricité et de l'électronique au Maroc) est d’exporter l’expérience marocaine auprès des sociétés de production, de transport et de distribution de l’électricité du Gabon, du Congo-Brazzaville et du Burkina Faso.

"L’Afrique subsaharienne présente un potentiel énorme pour la Fenelec", avait déclaré Youssef Tagmouti, président de la Fédération lors d’un entretien au Matin en août 2014
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Plus récemment, la 4e édition du Forum Afrique Développement, organisé les 25 et 26 février derniers, était résolument tournée vers l’électrification du continent. Les compétences du Maroc en termes d’électrification et d’énergies durables n’avaient d’ailleurs pas manqué d’être soulignées.

"L’Afrique a besoin de faire sa deuxième indépendance: l’indépendance énergétique. En ce sens, le Maroc a une responsabilité majeure. L’ensemble des pays d’Afrique reconnaît au royaume ses compétences incontestables en matière d’énergie décentralisée, notamment l’énergie rurale et le développement de l’agriculture", avait déclaré Jean-Louis Borloo, président de la Fondation Energies pour l’Afrique.