MAROC
02/04/2016 05h:21 CET | Actualisé 02/04/2016 05h:21 CET

Salah Abdeslam aurait "volontairement refusé de se faire sauter" le 13 novembre à Paris

"Si j'avais voulu, il y aurait eu plus de victimes"
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"Si j'avais voulu, il y aurait eu plus de victimes"

ATTENTATS DE PARIS - Salah Abdeslam "a volontairement refusé de se faire sauter" lors de la vague d'attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, a confié son frère Mohamed, vendredi 1er avril, à des journalistes de BFMTV.

"Si j'avais voulu, il y aurait eu plus de victimes. Heureusement, je n'ai pas été jusqu'au bout", aurait déclaré Salah Abdeslam à son frère, qui l'a rencontré pendant une heure vendredi à la prison de Bruges, dans le nord-ouest de la Belgique.

Selon Mohamed Abdeslam, son frère, interpellé le 18 mars à Bruxelles et sur le point d'être transféré en France, "veut collaborer car il a des comptes à rendre mais pas à la Belgique".

Salah Abdeslam aurait nié toute implication dans les attaques du 22 mars à Bruxelles dont il est au courant "car il a la télé dans sa cellule". Il avait été capturé quatre jours avant ces attentats.

Face aux enquêteurs, il minimise son implication

Selon des extraits de PV d'audition en Belgique, qui avaient été cités par Le Monde et BFMTV le 25 mars, Salah Abdeslam a minimisé son rôle dans les attentats de Paris.

Le soir du 13 novembre, le dixième homme et seul survivant des commandos jihadistes qui ont frappé Paris et Saint-Denis a raconté qu'il devait se rendre au Stade de France, sans ticket, "pour (s)e faire exploser". "J'ai renoncé lorsque j'ai stationné le véhicule. J'ai déposé mes trois passagers, puis j'ai redémarré. J'ai roulé au hasard", avait-il alors expliqué aux enquêteurs.

Les enquêteurs se demandent s'il n'était pas plutôt chargé de l'attentat dans le nord de Paris mentionné dans la revendication du groupe jihadiste État islamique (EI) mais qui n'a pas eu lieu.

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