MAROC
02/04/2016 05h:40 CET | Actualisé 02/04/2016 05h:41 CET

Les négociations pour le rachat de Bouygues Télécom par Orange ont échoué

Les négociations pour le rachat de Bouygues Télécom par Orange ont échoué ce 1er avril.
AFP
Les négociations pour le rachat de Bouygues Télécom par Orange ont échoué ce 1er avril.

TELEPHONIE - Selon des informations du Figaro et des Echos, les négociations entre Orange et Bouygues pour le rachat de la branche téléphonie de ce dernier ont échoué ce vendredi 1er avril. Comme le veut l'usage, les deux groupes ont réuni leurs conseils d'administration respectifs pour entériner cet échec.

Les deux poids lourds de la téléphonie étaient en discussion depuis début janvier. Ce rachat complexe aurait entraîné une refonte profonde du marché. Un démantèlement de Bouygues Telecom aurait été indispensable pour éviter toute position dominante d'Orange, déjà leader.

"Mettre un terme aux discussions engagées"

Les deux groupes, qui étaient encore réunis en conseils d'administration peu avant 19 heures, n'ont pu se mettre d'accord alors que plusieurs écueils sont apparus dans la dernière ligne droite des négociations, en particulier concernant la valorisation des deux opérateurs, mais également les risques liés à l'opération pour le groupe Bouygues, selon plusieurs sources impliquées dans les discussions.

"A l’issue de discussions approfondies, le Conseil d’Administration d’Orange a constaté qu’un accord en vue d’un rapprochement avec Bouygues Telecom n’a pu être trouvé. Il a donc été décidé de mettre un terme aux discussions engagées le 5 janvier dernier entre Orange et Bouygues", a confirmé l'opérateur historique dans un communiqué.

"L’État veut que les actions Orange soient valorisées à un prix très supérieur au marché en imposant des conditions très strictes en matière d'actionnariat à Bouygues", expliquait un peu plus tôt à l'AFP une source proche du dossier, jugeant ces conditions difficilement acceptables pour le groupe industriel.

Un plan "trop risqué" pour Bouygues ?

Les exigences de l'État actionnaire (à hauteur de 23% du capital d'Orange ndlr) auraient donc empêché la fusion des deux groupes, à en croire les arguments de Bouygues. "Cela avait atteint un tel niveau de complexité que ça a échoué. On a abouti à un monstre contractuel avec de trop grosses incertitudes sur le plan concurrentiel. Bouygues a trouvé au final que c'était trop risqué", a expliqué une autre source proche des négociations.

Selon un syndicaliste, contacté un peu plus tôt par l'AFP, "Martin Bouygues est capable de dire non s'il n'obtient pas ce qu'il souhaite. Le risque de non-réalisation de l'opération est important et s'il est mal pris en compte, Martin Bouygues ne le prendra pas". Les discussions entre Orange et Bouygues, entamées officiellement le 5 janvier, devaient initialement s'achever le 31 mars, mais les conseils d'administration des deux groupes s'étaient donnés jusqu'au week-end à venir pour régler les dernières difficultés.

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