ALGÉRIE
01/04/2016 11h:25 CET | Actualisé 15/04/2016 10h:54 CET

Chakib Khelil, honoré à Djelfa, déclare: "tout le dossier a été fabriqué, je suis une victime"

Non, ce n'est pas un poisson d'avril. L'ancien ministre de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil, dont le retour en Algérie a suscité un tollé, a été ... honoré ce vendredi 01 avril 2016 dans la wilaya de Djelfa, par la zaouïa Si Mohammed Ben Merzouk, rapportait ce matin le site d'informations Akhbar Djelfa.

Chakib Khelil, qui est rentré en Algérie le 17 mars dernier après avoir reçu des garanties de l'absence de poursuites judiciaires à son encontre dans l'affaire Sonatrach II, a été honoré par le cheikh de cette zaouïa, dénommé "Si Rabeh Yacine", et son fils, Abdelkader, président de l'organisation nationale des zaouïas.

L'ancien ministre de l'Energie a ainsi reçu, tout comme d'autres élus honorés par la même zaouïa, des cadeaux et des honneurs, explique Akhbar Djelfa.

Selon les mêmes sources, le cheikh "Si Rabeh Yacine" a déclaré que "l'Algérie et son peuple ne peuvent pas oublier leurs cadres, qui les ont fait sortir de la crise". Il a ensuite rajouté: "La zaouïa de Si Mohammed Ben Merzouk est honorée d'accueillir le docteur Chakib Khelil, un invité cher pour ce qu'il a offert à l'Algérie et qui a marqué de son empreinte le secteur de l'Energie".

De son côté, Chakib Khelil, pour la première fois depuis son retour, a lui aussi fait des déclarations .. Il a ainsi tenu à faire savoir qu'il a "servi l'Algérie durant la révolution, sous le règne de Boumediene et celui du président Abdelaziz Bouteflika", réitérant "sa détermination à servir encore l'Algérie".

Il a aussi profité de cette visite à Djelfa pour exprimer son opinion à propos de la chute actuelle des prix du baril.

L'ancien ministre de l'Energie a ainsi tablé sur une stabilité des cours de pétrole durant ces 6 mois. Il a estimé que le marché mondial de l'or noir, souffrant actuellement de surabondance, connaîtra en 2017 un contre-choc pétrolier à l'issue duquel les prix du baril "monteront en flèche".

"Tout le dossier a été fabriqué, je suis une victime"

L'ancien ministre de l'Energie est aussi revenu sur les accusations de corruption qui lui étaient imputées dans le scandale de Sonatrach II, dans des déclarations accordées à la chaîne de télévision Ennahar.

Il a déclaré que "tout le dossier [des accusations de corruption] a été fabriqué". Chakib Khelil a dit être "une victime", affirmant que "les agents du DRS étaient au courant de tout".

Précisant qu'il "n'a pas fui l'Algérie" et que "tout ce qui a été dit n'est que mensonge", il a déploré des "moments difficiles" vécus par lui et ses proches. "Nous avons vécu des moments difficiles, ma famille et moi. 30 membres du DRS ont perquisitionné ma maison alors que ma mère était malade", a-t-il rajouté.

Khelil a aussi tenu à "démentir les mensonges relayés à son encontre", affirmant que "nous ne possédons, ni ma famille ni moi, aucune richesse". "Je vis de ma retraite de la Banque mondiale et du gouvernement et je ne possède aucune nationalité autre que celle de l'Algérie".

Tout en soulignant qu'il réunit "des informations pour répondre à ceux qui ont porté atteindre à ma réputation", il affirme que ce qui l'"importe, c'est de servir mon pays, la vengeance ne m'intéresse pas.

Cité dans le scandale de corruption Sonatrach III, Chakib Khelil a été blanchi des accusations de corruption qui lui ont été imputées.

L'ancien ministre, "accusé de manière injuste par des officiers du DRS", a ainsi reçu des assurances de sa "non implication", après "les contre-enquêtes ordonnées par le président Abdelaziz Bouteflika", écrivait la chaîne de télévision Ennahar, proche du pouvoir.

Son retour en Algérie a suscité un tollé dans la sphère politique mais également sur la toile algérienne.

Il abordera ce soir "plusieurs questions" dans un entretien à la chaîne de télévision Ennahar, à 21H.

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