TUNISIE
31/03/2016 08h:21 CET | Actualisé 31/03/2016 11h:11 CET

Tunisie: Des membres de l'opposition réagissent à l'accusation de "terrorisme mental" de Béji Caid Essebsi

Tunisian President Beji Caid Essebsi attends a lunch with Senators during a visit at the Senate in Paris April 7, 2015. Tunisian President Beji Caid Essebsi is on a state visit to France in the wake of attacks in Tunis and Paris. REUTERS/Charles Platiau
Charles Platiau / Reuters
Tunisian President Beji Caid Essebsi attends a lunch with Senators during a visit at the Senate in Paris April 7, 2015. Tunisian President Beji Caid Essebsi is on a state visit to France in the wake of attacks in Tunis and Paris. REUTERS/Charles Platiau

Plusieurs membres de partis de l'opposition n'ont pas tardé à réagir, après l'entretien de Béji Caid Essebsi mercredi dans lequel il accusait l'opposition de pratiquer un "terrorisme mental" et appelait à "une opposition positive".

"Ne m'imposez pas votre terrorisme mental", avait-il lancé à l'adresse du Front populaire, une coalition de gauche représentée à l'Assemblée, avant d'assurer que l'opposition tunisienne "n'avoue aucune chose positive effectuée par le gouvernement".

"Tirer à boulets rouges"

"Nous avons appris de Béji Caid Essebsi à tirer à boulets rouges sur tout ce qui bouge. Avouait-il les aspects positifs du premier et deuxième gouvernement de la Troika?", s'est interrogé Issam Chebbi, membre du parti Al Jomhouri, mercredi sur Al Hiwar Ettounsi. Celui-ci estime que les priorités du président dans cet entretien étaient avant tout "de régler ses comptes avec ses adversaires".

Sur le même plateau, le député du Front populaire Monji Rahoui a affirmé qu'"au lieu d'apprendre à l'opposition ce qu'elle doit faire, il (Caid Essebsi) devrait plutôt apprendre au gouvernement ce qu'il devrait faire".

La Tunisie est confrontée à des troubles dus à une situation sociale, sécuritaire et économique explosive que le gouvernement de Habib Essid, formé en janvier 2015, peine à résoudre malgré un remaniement en janvier 2016.

"Culture critique"

De son côté, Zied Lakhdhar, invité de l'émission "Hadith Al Saâa" sur Wataniya 1, a fait valoir que sa coalition, le Front populaire, n'a pas cessé d'évoquer à l'Assemblée des "sujets "importants" comme "la recrudescence de l'endettement" tunisien.

Contrairement à ce qu'a dit le président, "nous avons beaucoup de chose positives", a-t-il dit, faisant référence à la prestation de la police et de l'armée pour faire face au terrorisme. "Mais nous l'avons vu avec un oeil critique car nous sommes les enfants d'une culture critique. Nous ne sommes pas les entants de la culture de la soumission", a-t-il ajouté.

LIRE AUSSI:Qu'est-ce que le "terrorisme mental" dénoncé par Béji Caïd Essebsi?

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.