TUNISIE
29/03/2016 08h:02 CET | Actualisé 29/03/2016 10h:56 CET

Tunisie: Ban Ki-moon se dit "alarmé" par la situation en Libye

UN chief Ban Ki-moon and his wife Yoo Soon-taek, left, visit the Bardo museum as they pay respect to the victims killed in the March 2015 attack on the Bardo museum during a ceremony held in Tunis, Tunisia, Monday, March 28, 2016 .(AP Photo/Hassene Dridi)
ASSOCIATED PRESS
UN chief Ban Ki-moon and his wife Yoo Soon-taek, left, visit the Bardo museum as they pay respect to the victims killed in the March 2015 attack on the Bardo museum during a ceremony held in Tunis, Tunisia, Monday, March 28, 2016 .(AP Photo/Hassene Dridi)

LIBYE - En visite en Tunisie depuis le 28 mars, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’est dit "alarmé" par la montée en puissance de l’organisation Etat islamique en Libye, appelant les citoyens libyens à l’unité pour y faire face.

"Nous sommes très sérieusement alarmés et préoccupés par l’expansion de Daech en Libye. Nous devons l’enrayer", a déclaré Ban Ki-moon dans une interview à l’agence TAP.

"Si nous voulons y faire face et empêcher l’expansion de Daech, il importe au gouvernement de consensus national d’être formé le plus tôt possible", a-t-il ajouté.

"Préoccupé" et "déçu" par l’incapacité des responsables libyens à transcender leurs divergences, Ban ki-moon les a exhortés à l’unité.

"Ils (Les libyens) doivent régler ces questions avec un seul gouvernement, une seule voix et un sens de l’unité", a-t-il déclaré, indiquant avoir rencontré lundi à Tunis Martin Kobler, chef de la Mission d’appui des Nations unies en Libye, provisoirement établie à Tunis.

Sur les options à envisager en cas de persistance du blocage de la situation en Libye, Ban Ki-moon a répondu qu'il y a "plusieurs questions en examen au niveau du Conseil de sécurité et du Secrétariat des Nations unies".

Un gouvernement libyen d'union nationale a été formé en février 2016. Le chef du gouvernement du consensus national, Faiez Sarraj, avait déclaré vendredi dernier que son gouvernement s’installera à Tripoli "dans les prochains jours". A la suite de cette annonce, le gouvernement de Tripoli, non reconnue par la communauté internationale, a décrété "l’état d’urgence maximale" et bloqué l’accès à l’aéroport de la ville.

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Libye, Martin Kobler, avait déclaré, mercredi, être empêché de se rendre à la capitale libyenne.

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