MAROC
23/03/2016 07h:47 CET | Actualisé 23/03/2016 09h:44 CET

Sur Twitter, L'Express se fait taper sur les doigts pour sa une sur "L'islam et le sexe"

Cette une de L'Express ne fait pas l'unanimité auprès des internautes
L'Express
Cette une de L'Express ne fait pas l'unanimité auprès des internautes

MÉDIAS - Dure journée pour l'hebdomadaire français L'Express, qui vient de mettre en kiosque son numéro 3377 ce mercredi 23 mars. La une du magazine, qui a récemment revu son identité visuelle, propose un dossier sur "L'islam et le sexe", sauf qu'une erreur s'est introduite dans le titre.

L'Express, qui a souhaité traduire en arabe le titre de sa une, s'est retrouvé avec une succession de lettres arabes détachées, transcription qui n'est pas correcte en cette langue. Cette (grossière) erreur a été vite remarquée sur Twitter, où les internautes ont été nombreux à critiquer le magazine français.

"Coucou L'Express, quand on ne sait pas écrire en arabe, mieux vaut éviter de se ridiculiser", a publié une internaute française maitrisant vraisemblablement la langue arabe. Un tweet qui a été partagé une soixantaine de fois sur la toile.

D'autres ont pointé du doigt le sujet, estimé "sensationnel", de cette une. C'est le cas du rédacteur en chef adjoint du magazine Biba: "Ah oui donc ils n'ont vraiment changé que la maquette", a ironisé Samuel Loutaty. L'Express avait, à plusieurs reprises consacré des dossiers à l'islam, parfois de manière critiquée. En 2012, le site d'information Libération pointait du doigt ce traitement de l'information "sans gêne" au sujet de l'islam par des magazines comme Le Point ou L'Express.

Cet étudiant en sciences politiques en a profité pour tenter de se faire embaucher pour un stage au sein de la rédaction du magazine. "Slt L'Express en arabe il faut écrire en attaché sinn c'est illisible. Pas d'arabophone dans vos équipes? #JeCherche1Stage", a-t-il publié sur son compte personnel.

libération

Ce n'est pas la première fois qu'un magazine français choisit la langue arabe comme moyen d'expression. Récemment, le quotidien Libération a été rebaptisé "Tahrir" le temps d'une édition. Celle-ci a été entièrement rédigée par des journalistes, activistes et artistes syriens en hommage aux réfugiés. Sur le site de Libé, plusieurs articles ont également été publiés en arabe.

LIRE AUSSI:Les plus grands canulars de l'histoire de la presse marocaine