23/03/2016 14h:55 CET | Actualisé 23/03/2016 14h:55 CET

La politique agricole du Maroc, source d'inspiration du Burkina Faso

Combine Harvester and tractor
Avalon_Studio via Getty Images
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AGRICULTURE – "Le Maroc a réussi à développer une agriculture performante qui assure les besoins du marché marocain et exporte vers l’étranger. Ce développement agricole démontre le travail important qui a été fait au Maroc. Aujourd’hui, le Burkina a besoin de suivre le même chemin".

Les mots, empruntés au ministre burkinabè des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur, Alpha Barry lors d’un entretien accordé le 22 mars aux Inspirations éco , sonnent juste.

Et pour cause. Réunissant près de 1.5 million d'agriculteurs, le volet agricole contribue au produit intérieur brut (PIB) national à hauteur de 15% (soit 74 milliards de dirhams, selon le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime) et génère près de 40% de l'emploi, indique quant à lui le ministère de l’Economie et des finances sur son site.

"En matière d’autosuffisance, le royaume enregistre de bons chiffres.".Il assure ainsi 100% de ses besoins en viande, 82% en lait, 50% en sucre, 60% en céréales et 20% en huile. Du côté de l’international, les importations agricoles représentent entre 14 et 24% des importations globales, tandis que les exportations se taillent entre 15 et 21% des exportations globales.

"Quatre participations consécutives au Salon de l’agriculture de Paris".

Une performance qui a valu au royaume une quatrième présence consécutive au Salon de l’agriculture de Paris, du 27 février au 6 mars dernier. Au total, 30 coopératives agricoles, groupements d'intérêt économique et opérateurs privés se sont donné rendez-vous dans la capitale française, dont 22 pour la première fois.

D’une surface de 320 m², le pavillon marocain a organisé des "cooking show et des dégustations de plats marocains offrant un aperçu réel des atouts et de la richesse de la gastronomie et du patrimoine culturel du Maroc", selon un communiqué de l’Agence pour le développement agricole (ADA).

Les produits du terroir des quatre coins du Maroc y ont été représentés. Parmi eux, des Indications géographiques protégées (argan, dattes de type "Majhoul", amandes de Tafraout, câpres de Safi) et des Appellations d'origines protégées (rose de Kelâat M'Gouna-Dadès et safran de Taliouine).

"Une série d’accords entre le Maroc et le Burkina Faso".

Le segment agricole n'a pas le monopole des intérêts burkinabè. Le 14 juin 2015, l’opérateur public Maroc Export et l’Agence de promotion des investissements du Burkina Faso (API-BF) ont signé à Ouagadougou un protocole d’accord de coopération, dont la durée n’a pas été précisée. Objectif ? Promouvoir les relations économiques et commerciales entre les deux pays.

"Les domaines de coopération entre les deux parties concernent les échanges d’informations et d’expertise, les activités promotionnelles, l’assistance et l’accompagnement, le partage de bonnes pratiques, la visibilité internationale et le lobbying", d’après Maroc Export.

Les relations commerciales entre le Maroc et le Burkina avaient également fait l’objet de quatre conventions signées en septembre 2014 par Maroc Export, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina (CCI-BF) et l’Apex Burkina, l'agence pour la promotion des exportations du Burkina.