TUNISIE
22/03/2016 12h:17 CET

Réunis à Tunis, les pays voisins de la Libye réclament l'installation du gouvernement d'union à Tripoli

CORRECTION - UN envoy for Libya, Martin Kobler (L) speaks next to Tunisian Foreign Affairs Minister Khemais Jinnaoui during a press conference following the 8th ministerial meeting of Libya's neighbouring countries on March 22, 2016 in Tunis. Foreign ministers of neighbouring countries of conflict-wracked Libya are expected to meet together with Arab League chief and UN and EU officials. / AFP / FETHI BELAID / The erroneous mention[s] appearing in the metadata of this photo by FETHI BELAID has b
FETHI BELAID/AFP
CORRECTION - UN envoy for Libya, Martin Kobler (L) speaks next to Tunisian Foreign Affairs Minister Khemais Jinnaoui during a press conference following the 8th ministerial meeting of Libya's neighbouring countries on March 22, 2016 in Tunis. Foreign ministers of neighbouring countries of conflict-wracked Libya are expected to meet together with Arab League chief and UN and EU officials. / AFP / FETHI BELAID / The erroneous mention[s] appearing in the metadata of this photo by FETHI BELAID has b

LIBYE - Les pays voisins de la Libye ont insisté mardi à Tunis sur la nécessité de l'installation à Tripoli du gouvernement d'union libyen, afin notamment de contenir la menace des groupes extrémistes comme l'organisation Etat islamique (EI).

Les représentants de la Tunisie, de l'Algérie, de l'Egypte, du Soudan, du Niger et du Tchad ont affirmé leur soutien au gouvernement d'entente nationale et souligné "la nécessité d'accélérer son départ pour Tripoli", selon le communiqué final.

L'entrée en fonctions d'un gouvernement d'union libyen a été récemment proclamée par le conseil présidentiel, un organe composé de membres de factions rivales libyennes et mis en place par un accord négocié sous l'égide de l'ONU.

Ce gouvernement est censé remplacer les deux autres gouvernements qui se disputent le pouvoir, celui installé dans la capitale Tripoli --soutenu par une coalition de milices-- et l'autre basé dans l'est, soutenu par le Parlement élu.

Mais ces autorités rivales ont rejeté tour à tour ce gouvernement, dont certains membres se trouvent hors de Libye, comme le Premier ministre Fayez al-Sarraj.

Les ministres des pays voisins ont aussi réclamé, selon le texte, que "toute action militaire (en Libye) destinée à combattre le terrorisme" se fasse "sur la base d'une demande du gouvernement d'entente nationale et conformément aux principes de la charte des Nations unies".

Cette réunion, qui reflète "l'inquiétude des pays voisins", s'est tenue "dans le cadre des consultations et de la coopération pour aider les frères libyens à trouver une solution à la crise politique", a déclaré devant la presse le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui.

"Il faut maintenant quitter les salles de conférence, la théorie et aller à la réalité, et le conseil présidentiel doit s'établir à Tripoli", a insisté M. Kobler, estimant que cette installation prendrait "des jours et pas des semaines".

L'émissaire de l'ONU a également appelé à "réformer et unifier les forces de sécurité libyennes". Une future armée "doit inclure des éléments de l'est, de l'ouest et du sud (...), tous les éléments qui font partie de la réalité politique et ça inclut le général Haftar aussi", a-t-il jugé.

Cette figure controversée, qui dirige les forces dépendant des autorités de l'est, "doit faire partie d'une solution", a-t-il insisté.

"Il faut refléter, pas diviser le pays, incorporer tous les éléments de la vie politique en Libye (...). Sans cela on ne peut pas garder l'unité", a-t-il poursuivi.

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