MAROC
18/03/2016 06h:43 CET | Actualisé 18/03/2016 06h:48 CET

L'Union européenne trouve une "position commune" à proposer à la Turquie pour régler la crise des migrants

L'UE s'accorde sur une "ligne commune" pour régler la crise des migrants
STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
L'UE s'accorde sur une "ligne commune" pour régler la crise des migrants

MIGRANTS - Ce n'est pas vraiment un accord, mais plutôt une "position commune", comme les dirigeants européens ont tenu à l'expliquer. Jeudi 17 mars au soir, les 28 pays de l'Union européenne (UE) ont fini de définir leur ligne commune en vue d'un accord avec la Turquie, censé stopper l'afflux de migrants vers l'Europe.

Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, a annoncé que le président du Conseil européen Donald Tusk sera chargé de présenter cette "position commune", "avec les points qui étaient positifs et négatifs", au Premier ministre turc Ahmet Davutoglu avant le conseil européen qui reprend vendredi. Donald Tusk sera accompagné du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et de Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l'UE.

Aucun texte n'a donc encore été rédigé, mais la ligne définie jeudi doit permettre aux négociations de progresser, selon une source européenne interrogée par l'AFP. L'objectif serait, dans un premier temps, que Donald Tusk "comprenne les lignes rouges des uns et des autres".

Les résultats de la négociation avec la Turquie doivent être connus des dirigeants des 28 autour de l'heure du déjeuner. "Nous espérons que nous saurons vers 13h (12h GMT) comment la Turquie compte agir (...) Quant à savoir si cela sera fructueux, seule une voyante pourrait le dire", a déclaré le chancelier autrichien Werner Faymann.

Le Premier ministre turc a averti les dirigeants de l'UE, dès le milieu de matinée vendredi, que la question des réfugiés n'était "pas un marchandage" pour son pays. "C'est une question de valeurs humanitaires, ainsi que de valeurs européennes", a-t-il dit à des journalistes à son arrivée à la réunion de Bruxelles.

"L'UE et la Turquie ont le même objectif: aider les réfugiés syriens (...) Aujourd'hui nous allons continuer nos consultations avec les dirigeants européens et je suis sûr que nous allons atteindre notre objectif d'aider les réfugiés, ainsi que d'approfondir nos relations", a-t-il continué.

"La source des difficultés" est en Syrie et en Libye selon François Hollande

À l'issue des discussions jeudi soir, le président français s'est voulu "très direct et sincère" en estimant qu'une "conclusion heureuse" n'était pas encore garantie. "Je pense qu'on est en bonne voie mais qu'on n'est pas encore arrivé", a insisté François Hollande, "même s'il y a eu des interprétations, des conditions, des éléments de clarification qui ont été demandés".

Il a a également souligné que "même s'il y avait cet accord" et "même s'il était bien mis en oeuvre, ce qui suppose beaucoup de moyens côté européen", les mouvements de population se poursuivront "si on ne règle pas la source des difficultés". Le président a ainsi insisté sur la nécessité d'une "poursuite du cessez-le-feu" en Syrie et de parvenir "enfin à la transition politique" à Damas.

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