TUNISIE
18/03/2016 06h:21 CET | Actualisé 18/03/2016 06h:26 CET

La France "à l'avant-garde du soutien" à la Tunisie, selon Jean-Marc Ayrault

Tunisian Foreign Minister Khemaies Jhinaoui, left, and his French counterpart Jean-Marc Ayrault, speak to the media during his visit, in Tunis, Thursday, March 17, 2016. (AP Photo/Hassene Dridi)
ASSOCIATED PRESS
Tunisian Foreign Minister Khemaies Jhinaoui, left, and his French counterpart Jean-Marc Ayrault, speak to the media during his visit, in Tunis, Thursday, March 17, 2016. (AP Photo/Hassene Dridi)

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a affirmé jeudi à Tunis que la France voulait être "à l'avant-garde du soutien" à la Tunisie, confrontée à d'importantes difficultés économiques et sécuritaires cinq ans après sa révolution.

"Nous soutenons le choix courageux des Tunisiens de la démocratie. (...) J'ai voulu que mon premier déplacement au Maghreb soit en Tunisie. C'est un choix politique, stratégique, solidaire", a dit M. Ayrault, qui effectue une visite de deux jours.

Si les aides financières actuelles "n'étaient pas suffisantes, je plaide pour que l'Europe fasse encore plus. (...). La Tunisie a choisi un chemin, on doit lui apporter toutes nos forces pour qu'elle réussisse", a-t-il clamé.

A ce titre, "j'ai reçu des messages, je m'en ferai le porte-parole, parce que je veux que la France soit à l'avant-garde du soutien à la Tunisie", a-t-il ajouté.

Si la Tunisie a réussi la transition démocratique née de la révolution de 2011 contre le régime de Zine el Abidine Ben Ali, elle ne parvient pas à faire redémarrer son économie.

Après avoir vu croître la menace jihadiste, elle a par ailleurs subi depuis un an trois attentats majeurs revendiqués par le groupe Etat islamique (EI), qui ont fait 72 morts. Ce mois, des dizaines de jihadistes ont en outre attaqué des installations sécuritaires à Ben Guerdane, près de la Libye.

Plusieurs alliés européens ont promis ces derniers mois une aide sécuritaire et économique à Tunis. Paris a annoncé en janvier un plan de soutien d'un milliard d'euros sur cinq ans visant "à aider les régions défavorisées et la jeunesse".

Mais des critiques ont récemment émergé quant à un manque de concrétisation de ce soutien international.

"Il y a des aides qui sont déjà importantes", a rétorqué Jean-Marc Ayrault. Mais "il faut que les projets sortent (...), ils ne sont pas tous prêts", a-t-il ajouté, assurant que Paris était prêt "à accompagner la Tunisie pour leur mise en oeuvre".

"Et puis si cette aide n'est pas suffisante, la France s'engage à mobiliser l'UE pour monter d'un cran ou même de deux", a-t-il poursuivi.

M. Ayrault, qui doit notamment rencontrer vendredi le président Béji Caïd Essebsi, participera par ailleurs aux cérémonies du premier anniversaire de l'attentat du musée du Bardo, dans lequel 21 touristes (dont quatre Français) et un policier ont été tués.

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