MAROC
17/03/2016 11h:58 CET | Actualisé 17/03/2016 12h:10 CET

Menacé de fermeture, le magazine "Madame à Marrakech" lance une campagne de crowdfunding

La une du dernier numéro de Madame à Marrakech
Madame à Marrakech
La une du dernier numéro de Madame à Marrakech

MÉDIAS - Trois mois seulement après le lancement de son édition casaouie, le magazine Madame à Marrakech connait des problèmes financiers. "Sauvez Madame à Marrakech! Nous bouclons notre 55e numéro... Peut-être le dernier", s'alarme Aurore Chaffangeon, directrice du magazine féminin régional qu'elle a fondé il y a six ans.

Sa dernière carte? Une campagne de crowfunding sur le site de financement participatif Kiss Kiss Bank Bank. La fondatrice tente d'y récolter la somme de 5.000 euros (près de 55.000 dirhams) et semble bien partie pour les avoir. Quelques jours après le lancement de la campagne, 17 donneurs ont permis de récolter 1.280 euros, à l'heure où nous écrivons ces lignes. La campagne sera terminée dans 58 jours.

Bimestriel imprimé à 10.000 exemplaires, Madame à Marrakech est un magazine distribué dans les chambres d'hôtels, les boutiques, les galeries d'art mais aussi dans certains kiosques de la ville ocre. Sa ligne éditoriale? Une "évasion lifestyle" axée essentiellement sur la vie culturelle de la capitale touristique, tout en faisant la part belle aux contenus beauté, famille et mode, très prisés par son lectorat.

La presse féminine en difficulté

Si Madame à Marrakech peut s'en sortir grâce à cette opération qui fait appel à ses lecteurs pour l'aider à dépasser sa crise financière, d'autres magazines féminins et culturels ont eu du mal à assurer leur pérennité. C'est le cas, par exemple, de Citadine. Après avoir fait les beaux jours de la presse féminine, ce mensuel a abandonné la course depuis fin 2015. Idem pour Metropolis, mensuel gratuit spécialisé dans la culture et qui, faute de financements, a dû ralentir son rythme de publication en 2013 avant de stopper définitivement son activité en 2014.

Alors que certains magazines comme Lalla Fatima (58.966 tirages mensuels en 2014), côté arabophone, et Femmes du Maroc (16.426 tirages mensuels en 2014), qui cible le lectorat francophone, tirent encore leur épingle du jeu, d'autres supports ne cessent de voir leur lectorat chuter, et arrivent avec une plus grande difficulté à séduire les annonceurs, première source de financement des supports papier.

Galerie photo 5 blogueuses et youtubeuses beauté marocaines incontournables Voyez les images

LIRE AUSSI:Dîn wa Dunia, le nouveau mensuel marocain dédié à la question religieuse