ALGÉRIE
17/03/2016 03h:42 CET | Actualisé 17/03/2016 03h:55 CET

Entrée tumultueuse de l'ancien président Lula au gouvernement brésilien

Demonstrators shout slogans from behind a banner that reads in Portuguese: "Lula thief," as they call for the impeachment of Brazil's President Dilma Rousseff and protest the naming of Lula da Silva as the president's new chief of staff, outside Planalto presidential palace in Brasilia, Brazil, Wednesday, March 16, 2016. Supporters say the move will help the president fight impeachment proceedings and critics blast it as a scheme to shield Lula from possible detention in corruption probes. (AP P
ASSOCIATED PRESS
Demonstrators shout slogans from behind a banner that reads in Portuguese: "Lula thief," as they call for the impeachment of Brazil's President Dilma Rousseff and protest the naming of Lula da Silva as the president's new chief of staff, outside Planalto presidential palace in Brasilia, Brazil, Wednesday, March 16, 2016. Supporters say the move will help the president fight impeachment proceedings and critics blast it as a scheme to shield Lula from possible detention in corruption probes. (AP P

La désignation de l'ancien président Luiz Inácio Lula da Silva comme ministre du gouvernement de Dilma Rousseff a pris une tournure polémique après la diffusion par le juge fédéral Sergio Moro, en charge de l'affaire de Petrobas d'une conversation téléphonique entre la présidente brésilienne et l’ex chef de l’Etat.

Dans cette conversation, Dilma Roussef informe Lula qu'elle allait lui envoyer rapidement son décret de nomination en lui recommandant de ne s’en servir "qu’en cas de nécessité".

La diffusion de la conversation a suscité un tollé chez les députés de l'opposition à l'assemblée et au sénat. Quelque 2000 personnes se sont rassemblées devant la présidence pour la réclamer la démission de Lula et la destitution de Mme Roussef.

Pour eux, l'unique objectif de la nomination de Lula était de le protéger contre une arrestation dans le cadre de scandale de Petrobas. En devenant ministre, Lula ne répondra pénalement que devant le tribunal suprême fédéral (STF), chargé du volet politique de l'affaire.

lula roussef

En 2015, pour le 70ème anniversaire de Lula

L’ancien président Lula avait été interpellé brièvement le 4 mars sur demande du juge Moro à son domicile pour un interrogatoire sur des soupçons de "corruption" et de " blanchiment d’argent"

La présidence brésilienne a réagi avec vigueur en dénonçant une "flagrante violation de la loi et de la Constitution commise par le juge" Moro et annoncé que des "mesures judiciaires et administratives" allaient être prise.

LIRE AUSSI : Le début du troisième mandat de Lula et la chute de Dilma

La présidence souligne que Mme Rousseff avait fait parvenir à Lula son décret de nomination uniquement pour qu’il le signe et qu’il devienne officiel car l'ancien président avait fait savoir qu'il ne serait sûrement pas présent à Brasilia pour son investiture prévue jeudi.

La présidente Roussef a souligné que cette nomination ne préservait pas Lula de toute enquête et qu'il pouvait faire l'objet de poursuites de la part de la Cour suprême.

De son côté, l'avocat de Luiz Inácio Lula da Silva, maître Cristiano Zanin Martins, a déclaré que la divulgation de l'enregistrement par le juge était un acte "arbitraire" qui encourage les "troubles sociaux". Il s'agit, a-t-il dit, "d'un fait très grave" destiné à provoquer un " bouleversement social. Cela n'est pas le rôle du pouvoir judiciaire".

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L'ancien président reste très apprécié par les classes défavorisées pour ses politiques sociales et de réduction des inégalités.