MAROC
16/03/2016 15h:09 CET | Actualisé 16/03/2016 15h:10 CET

Yassine Fennane, de la télé au grand écran (PORTRAIT)

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CINÉMA – C’est l’une des figures montantes du cinéma marocain. Connu du grand public pour avoir signé la première saison de la série "Waâdi", diffusée l’an dernier sur Al Aoula pendant Ramadan, Yassine Fennane travaille actuellement à l’écriture de la deuxième saison de la série à succès.

Il se consacre également à un nouveau long-métrage, après son premier film "Karyane Bollywood", présenté hors compétition au Festival international du film de Marrakech en 2014: "Je travaille lentement sur l’écriture d’un deuxième film car j’ai besoin de prendre mon temps. Je ne veux pas d’un résultat bâclé", confie-t-il au HuffPost Maroc.

"Karyane Bollywood" raconte l’histoire de Jimmy, un "bidonvillois" marocain fan de films indiens qui se décide à tourner un remake du succès bollywoodien "Disco Dancer", pour conquérir le cœur de sa bien aimée, Mouna. Cette histoire, aux allures joviales, est narrée avec une bonne dose d’autodérision.

Parmi les acteurs figurant dans le casting, une poignée d’artistes marocains connus parmi lesquels Driss Roukhe et Amal el Atrache. Le long métrage a été soutenu par le Centre cinématographique marocain (CCM) à hauteur de 5,6 millions de dirhams.

Des influences empruntées au cinéma américain

Né en 1978 à Rabat, ce passionné de cinéma depuis l’enfance arpente très tôt les salles obscures: "Mes parents étaient cinéphiles. Ma mère et ma tante avaient l’habitude de m’emmener avec elles au cinéma. C’est comme ça que j’ai développé une passion pour le cinéma. C’est une manière pour moi de porter sur grand écran ce que je ne peux pas vivre".

Yassine Fennae tente ensuite l’expérience parisienne en rejoignant les bancs de la Sorbonne, où il étudie les arts du spectacle. "J’aime le réalisme, raconter des histoires proches du réel et du quotidien des gens", explique celui qui puise ses influences auprès de Quentin Tarantino, Martin Scorsese, Spike Lee ou encore Joel et Ethan Coen, alias "les frères Cohen".

Il réalise ensuite plusieurs courts métrages, puis cinq téléfilms dans le cadre du projet Film Industry / Made in Morocco. Parmi eux, "Une heure en enfer", co-signé avec Ali El Mejboud pour la chaîne marocaine Al Aoula. Il remporte le Prix de la meilleure réalisation au Festival des médias arabes du Caire en 2009. Viendra ensuite les séries "Okbalik" (2010) et "Bnat Lala Menana" (2012-2013) pour les chaînes nationales.

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