15/03/2016 09h:00 CET | Actualisé 15/03/2016 12h:23 CET

Pour 2015, le Maroc revoit son taux de croissance à la hausse

Le Maroc a réalisé une belle performance en 2015
Sodep
Le Maroc a réalisé une belle performance en 2015

CROISSANCE - Alors que la Loi de finances tablait sur un taux de croissance aux alentours de 4,4% en 2015, l'économie du royaume a réalisé un bond de 4,8%, selon la direction du Trésor et des finances extérieurs (DTFE).

Comment cela a-t-il été rendu possible? La bonne performance du secteur agricole y est évidemment pour quelque chose. "L'année a été marqué par la réalisation d'une récolte céréalière record (115 millions de quintaux contre 69 en 2014)", rappelle la même source, déplorant néanmoins un niveau de croissance "modeste" des activités non agricoles.

L'année 2015 a également été celle du "début de rétablissement de certains secteurs vitaux de l'économie tel le bâtiment et travaux publics", un retour à la croissance qui s'explique notamment par la hausse de 1,4% des ventes de ciment. Un score revu à la hausse pour la première fois depuis trois ans.

Le tourisme en berne

La résilience du secteur touristique se confirme. D'après les chiffres de la DTFE, une baisse de 1% des arrivées de touristes a été constatée en 2015, par rapport à l'année précédente. L'institution relativise tout de même cette baisse, en notant que les autres pays de l'Afrique du nord ont connu une baisse aux alentours de 8% concernant les arrivées de touristes.

La menace terroriste et l'instabilité régnante dans plusieurs pays de la région ont eu un impact sur le secteur. En 2015, la Tunisie a été ciblée par deux attaques terroristes, alors que l'organisation Etat islamique étend de plus en plus son pouvoir en Libye.

De son côté, le secteur extérieur a poursuivi son amélioration entamée depuis l'année 2013 avec une nouvelle réduction de 3,7 points du PIB du déficit du compte courant de la balance des paiements à près de 2% du PIB en 2015.

Cette amélioration résulte, en grande partie, de l'allégement du déficit commercial induit particulièrement par la bonne performance à l'export des produits de l'Office chérifien de phosphates (OCP), mais également grâce au secteur automobile, qui a poursuivi son ascension. Pour rappel, l'industrie automobile est devenue en 2014 le premier pôle exportateur du Maroc.

Qu'en est-il de 2016?

L'année 2016 devrait elle celle du ralentissement du taux de croissance économique. En cause, une année agricole qui s'annonce médiocre, causée par la rareté des pluies. Si la Loi de finances et le FMI tablent sur un taux de croissance aux alentours de 3% pour le royaume, le Haut commissariat au plan (HCP) estime que ce chiffre devrait être de 2,6% dans le meilleur des cas. Les estimations de la Banque mondiale pour le Maroc ont été fixées, fin décembre, à un taux de croissance de 2,7%. C'est Bank Al-Maghrib qui prédit le taux le plus pessimiste avec 2,1%.

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