TUNISIE
15/03/2016 10h:26 CET | Actualisé 15/03/2016 11h:15 CET

Tunisie: Le porte-parole du gouvernement appelle au retour de Ben Ali

BEN ALI - "Moi je ne respecte pas une communauté (...) qui dénie ses leaders, qui dénie ses anciens présidents". C'est en ces termes que s'est exprimé Khaled Chouket, porte-parole du gouvernement, à propos du président déchu, Zine El Abidine Ben Ali, dans l'émission "Midi-calé" sur la radio IFM.

Tout a commencé par une prière coranique susurrée par Khaled Chouket : "Quand Ben Ali, qu'Allah atténue ses angoisses, s'est exilé...", déclare-t-il, avant de se faire couper par l'animateur, abasourdi, qui demande plus d'explications.

"C'est-à-dire, que Dieu le ramène de son exil. Moi je ne veux pas qu'il reste en Arabie saoudite", affirme le porte-parole du gouvernement avant de déclarer qu'il s'agit d'"une prière".

"Je ne respecte pas une communauté(...) qui dénie ses anciens présidents"

Face aux questions sur ce souhait, il renchérit: "Moi je suis pour le pardon. Les Tunisiens ne peuvent aller de l'avant qu'à travers la réconciliation et le pardon", avant d'ajouter: "Moi je ne respecte pas une communauté (...) qui dénie ses leaders, qui dénie ses anciens présidents."

"Moi j'appelle à ce qu'on l'autorise à revenir sur sa terre et qu'il passe devant la justice."

Selon Khaled Chouket, le président déchu, actuellement en exil en Arabie saoudite, vivrait "une grande angoisse": "Nous, tous nos présidents nous les avons fait vivre dans l'angoisse, nous ne leur avons jamais été reconnaissants", dit-il avant de conclure "la fin de tous nos leaders a été triste".

Le 14 janvier 2011, après un mois de manifestations violemment réprimées, le président déchu embarque à destination de Jeddah, sur les rives de la mer Rouge. Condamné à 35 ans de prison pour malversations puis à la prison à vie pour la répression des manifestations par la justice tunisienne, presque plus rien ne filtre plus sur sa nouvelle vie.

Une autre erreur de communication?

Alors que la contestation sociale gagnait tout le pays, suite au décès d'un jeune chômeur à Kasserine, Khaled Chouket avait dans un premier temps annoncé le recrutement de 5.000 chômeurs à Kasserine, avant que le ministre des Finances Slim Chaker ne le démente, en reconnaissant "une erreur" de communication.

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