14/03/2016 08h:50 CET | Actualisé 14/03/2016 08h:51 CET

Financement des associations: Les grandes lignes du rapport présentées à Rabat

Financement des associations: Les grandes lignes du rapport présentées à Rabat
Financement des associations: Les grandes lignes du rapport présentées à Rabat

SOCIÉTÉ CIVILE - C'était le grand chantier de Habib Choubani, ex ministre chargé des relations avec le Parlement et la société civile, qui n'a pas pu le mener à bien à cause de ses histoires de coeur et de sa démission du gouvernement en 2015. Mais le premier rapport annuel sur le partenariat entre l'Etat et les associations et organisations de la société civile verra bientôt le jour.

A l'occasion de la journée nationale de la société civile, fêtée le 13 mars, les grandes lignes du rapport sur les financements accordés aux associations ont été présentées dimanche à Rabat par le successeur de Choubani, Abdelaziz El Omari, en présence du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane.

Selon ce rapport, le montant des subventions publiques accordées aux organisations de la société civile a atteint plus que deux milliards de dirhams en 2014, en plus des aides non pécuniaires comme l'accompagnement, l'encadrement et le soutien technique et logistique.

Début 2014, un rapport de la Cour des Comptes pointait du doigt les défaillances en matière de gestion de nombreuses associations et une opacité des modes de financement de celles-ci. En décembre de la même année, le gouvernement avait alors annoncé la préparation d'un rapport annuel afin de "renforcer la transparence dans le milieu associatif pour éviter qu'une association reçoive des fonds d'une multitude de départements publics, au détriment d'autres associations qui ne touchent aucune subvention", confiait à Médias24 une source au sein du ministère. En effet, 80% des subventions publiques ne concerneraient qu'une vingtaine d'associations.

130.000 associations en 2016

Le nombre des associations recensées par les autorités publiques a connu une hausse considérable passant de 116.000 en 2014 à 130.000 en 2016. En termes de répartition géographique des associations au niveau des régions, c'est Casablanca-Settat qui arrive en tête avec 19.500 associations dont la plupart s'activent essentiellement dans le domaine des oeuvres sociales, indique le rapport.

D'après la même source, le partenariat entre l'Etat et les associations a connu un développement qualitatif à la faveur du lancement de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), qui a permis la réalisation, durant la première décennie de sa mise en oeuvre, de plus de 38.000 projets et plus de 8.000 activités génératrices de revenu au profit de 9,7 millions de personnes, dont la moitié vit dans le monde rural.

Le rapport fait également état de la consolidation des procédures et des critères adoptés en matière de gestion du partenariat entre l'Etat et les associations de la société civile, qui a permis d'identifier les catégories et les domaines prioritaires, en plus du renforcement de la gouvernance en la matière. Le rapport souligne enfin la nécessité de répertorier le financement public accordé par l'Etat aux associations bénéficiaires en fonction de leurs domaines d'intervention et leur implantation sur le territoire.

En plus du rapport annuel, le département d'El Omari devait également bientôt proposer une nouvelle loi sur sur les organisations de la société civile, qui devra "promouvoir la transparence dans la vie associative, et renforcer la bonne gestion des fonds perçus par les associations", avait annoncé le ministre fin décembre 2015.

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