MAROC
09/03/2016 08h:31 CET | Actualisé 09/03/2016 08h:31 CET

Le Néerlandais Geert Wilders officiellement accusé d'incitation à la haine envers les Marocains

Ce nationaliste néerlandais accusé d'incitation à la haine envers les Marocains
EPA
Ce nationaliste néerlandais accusé d'incitation à la haine envers les Marocains

POLITIQUE – Le chef du Parti pour la liberté (PVV/extrême-droite), Geert Wilders est officiellement accusé d'incitation à la haine et à la discrimination et d'insulte contre un groupe de personnes, en l'occurrence les Marocains des Pays-Bas, selon l'acte d'accusation publié dans la soirée du mardi 8 mars.

Le leader populiste, qui a tenu des propos haineux contre la communauté marocaine établie aux Pays-Bas lors de la campagne électorale pour les élections communales de mars 2014, est accusé d'avoir ''insulté délibérément un groupe de personnes pour leur race'', selon l'acte d'accusation publié par les médias locaux.

Il sera également poursuivi pour complicité et incitation à la haine et à la discrimination contre la communauté marocaine, selon la même source.

Un procès reporté au 31 octobre prochain

En nommant les charges retenues contre Geert Wilders, le parquet néerlandais anticipe toute intention de la défense du leader populiste de reporter à nouveau le procès sous prétexte que les accusations ne sont pas explicitement mentionnées dans l'exposé des faits.

Le procès contre le chef du Parti pour la liberté, prévu initialement ce 18 mars, a été reporté au 31 octobre à la demande des juges, qui ont dit vouloir approfondir l'enquête.

Fin 2014, le parquet néerlandais avait annoncé que le député néerlandais serait jugé pour discrimination et incitation à la haine, suite aux propos haineux qu'il avait tenus quelques mois plutôt contre les Marocains établis aux Pays-Bas, lors de la compagne de son parti pour les élections communales.

Lors d’un meeting électoral à La Haye le 19 mars 2014, il avait en effet demandé au public s'il fallait qu’il y ait "moins de Marocains" ou "plus de Marocains". Il avait alors fait scander au public "Moins ! Moins !" et répondu : "Alors le PVV va s’en occuper".

"Les hommes politiques peuvent aller loin dans leurs déclarations, grâce à la liberté d'expression, mais cette liberté s'arrête avec l'interdiction de discriminer", a estimé le parquet.

En tout, plus de 6.000 plaintes ont été déposées contre Wilders, connu pour son hostilité aux migrants et à l'islam, entre autres.

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