TUNISIE
09/03/2016 06h:34 CET | Actualisé 10/03/2016 12h:45 CET

Une minute de silence observée dans les écoles tunisiennes après l'attaque de Ben Guerdane

Tunisian schoolchildren sing their national anthem in a primary school in the Tunis suburb of Ariana on March 9, 2016 after having observed a minute of silence for the victims of attacks blamed on the Islamic State group that left dozens dead.
Tunisian forces repelled a jihadist assault on a town near the Libyan border, killing 36 assailants in what authorities said was a thwarted effort to establish an Islamic emirate. Eleven members of the security forces and seven civilians were also killed in Ben Guerdane in what President Beji Caid Essebsi condemned as an 'unprecedented' jihadist attack.

 / AFP / FETHI BELAID        (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)
FETHI BELAID/AFP
Tunisian schoolchildren sing their national anthem in a primary school in the Tunis suburb of Ariana on March 9, 2016 after having observed a minute of silence for the victims of attacks blamed on the Islamic State group that left dozens dead. Tunisian forces repelled a jihadist assault on a town near the Libyan border, killing 36 assailants in what authorities said was a thwarted effort to establish an Islamic emirate. Eleven members of the security forces and seven civilians were also killed in Ben Guerdane in what President Beji Caid Essebsi condemned as an 'unprecedented' jihadist attack. / AFP / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

Une minute de silence a été observée mercredi dans les écoles de Tunisie en hommage aux victimes des attaques jihadistes de Ben Guerdane dont les funérailles ont débuté en matinée.

Douze membres des forces de l'ordre et sept civils ont péri lundi lors de ces attaques sans précédent menées contre des installations sécuritaires de la ville de Ben Guerdane, située à proximité de la frontière libyenne.

Le ministère de l'Education avait appelé à la tenue d'une minute de silence mercredi à 08h00, au début des cours, en hommage aux victimes.

A Tunis, les élèves de l'école "Lenine", dans le centre-ville, ont entonné l'hymne national, au moment du salut quotidien au drapeau, avant d'observer cette minute de silence, a constaté un journaliste de l'AFP.

"C'est une chose importante de montrer aux élèves l'importance de la défense de la Nation. Que le sang des martyrs n'a pas coulé pour rien. (...) Nous ne laisserons pas les terroristes influencer les esprits des enfants", a déclaré à l'AFP une institutrice, Sonia El Kéfi.

"C'est pour les martyrs", et pour que les forces de l'ordre "sachent que, s'ils meurent, il y aura des gens debout derrière eux", a ajouté Aziz, un élève.

A Ben Guerdane (sud-est), où les opérations sécuritaires se poursuivent, la population s'apprêtait quant à elle à enterrer les "martyrs" des attaques de lundi.

Sept "terroristes", retranchés dans une maison, ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi lors d'une opération de l'armée et des forces de sécurité dans le secteur de Benniri, selon un dernier bilan des autorités, portant à 43 le nombre de jihadistes abattus depuis lundi.

Ben Guerdane, une ville de quelque 60.000 habitants située à proximité de la frontière libyenne, est sous couvre-feu nocturne depuis lors. Elle restait quadrillée mercredi matin par les forces de l'ordre, selon des habitants.

"Nous avons remporté une bataille (et) nous sommes prêts pour les autres", a déclaré mardi le Premier ministre Habib Essid, affirmant que la Tunisie était en "guerre totale contre le terrorisme".

Selon lui, les attaques de lundi visaient à créer un "émirat" du groupe extrémiste Etat islamique (EI) à Ben Guerdane.

Lire aussi:

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.