TUNISIE
04/03/2016 10h:01 CET | Actualisé 04/03/2016 10h:33 CET

Tunisie: Quand une affirmation de Sami Brahem, expert en terrorisme, fait polémique

FILE - In this Friday, Sept. 21, 2012 file photo, Libyan followers of Ansar al-Shariah Brigades and other Islamic militias, hold a demonstration against a film and a cartoon denigrating the Prophet Muhammad in Benghazi, Libya. Libya marks two years of “liberation” from the dictatorship of Moammar Gadhafi on Wednesday, Oct. 23, 2013, but instead of the greater freedoms and development Libyans had hoped for, they find themselves falling deeper into anarchy as rival Islamist and Western-b
ASSOCIATED PRESS
FILE - In this Friday, Sept. 21, 2012 file photo, Libyan followers of Ansar al-Shariah Brigades and other Islamic militias, hold a demonstration against a film and a cartoon denigrating the Prophet Muhammad in Benghazi, Libya. Libya marks two years of “liberation” from the dictatorship of Moammar Gadhafi on Wednesday, Oct. 23, 2013, but instead of the greater freedoms and development Libyans had hoped for, they find themselves falling deeper into anarchy as rival Islamist and Western-b

Selon des études, la Tunisie serait la plus grande exportatrice de jihadistes vers des pays comme la Syrie ou l'Irak. Un nombre qui pose plusieurs interrogations sur les raisons de ce triste record.

Un chercheur tunisien dans le domaine du terrorisme, Sami Brahem, a livré sa propre explication du phénomène, faite "à partir de recherches et non pas d'interprétations".

"Ce grand nombre, s'il est vrai, est une fierté pour les Tunisiens (...) C'est un phénomène salutaire pour la Tunisie", a-t-il affirmé le 29 février sur Shems FM.

"Cela montre que le tempérament, la culture et la société tunisienne expulsent le terrorisme, comme le corps qui expulse les cellules malades", a-t-il ajouté.

"Si l'implantation (du terrorisme en Tunisie) avait eu vraiment lieu, le nombre de personnes qui auraient quitté la Tunisie ne serait pas aussi grand (...) Ils n'avaient rien à faire en Tunisie sauf des assassinats", a-t-il précisé avant d'expliquer que "dans la logique sociologique et historique, un mouvement étranger comme le terrorisme (...) ne peut pas s'enraciner dans une autre société".

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes se sont indignés contre ces propos:

Présenté par Shems FM comme chercheur au centre d’études et de recherches à l’unité de terrorisme et de contrebande au sein du ministère de l’Enseignement Supérieur, Sami Brahmi officiait en 2013 à l'Institut tunisien des études stratégiques (ITES), un centre affilié à la présidence de la république. Il effectuait des recherches dans l'unité consacrée au salafisme et jihadisme dans cet établissement étatique crée en 1993.

"Plusieurs ont commenté (mes propos) par des insultes. Plusieurs amis et collègues m'ont appelé sont tombés dans le piège (...) sans faire l'effort d'ouvrir le liens pour lire le résumé ou écouter l'entretien", s'est défendu Sami Brahmi sur son compte Facebook.

"Je dis (à ceux qui l'ont critiqué) ouvrez vos portes, sortez des cavernes des idées reçues et respirez un peu d'air", a-t-il écrit.

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