ALGÉRIE
04/03/2016 08h:15 CET | Actualisé 04/03/2016 08h:15 CET

Deux Italiens otages en Libye libérés

Vue aérienne de la capitale libyenne Tripoli, le 25 février 2016
AFP
Vue aérienne de la capitale libyenne Tripoli, le 25 février 2016

Deux des quatre Italiens enlevés en Libye en juillet dernier, ont été libéré vendredi, a indiqué à l'AFP le maire de la ville libyenne de Sabrata (ouest).

Deux otages italiens ont été libérés aujourd'hui (vendredi) à Sabrata à la suite d'une opération visant plusieurs habitations où se trouvaient des éléments du groupe Etat islamique, a déclaré le maire de Sabrata, Hussein al-Dawadi.

Selon lui, l'opération a été menée par des milices locales loyales au gouvernement libyen non reconnu basé à Tripoli.

Les deux Italiens se trouvent maintenant dans un commissariat de police à Sabrata, a-t-il dit, sans donner de précisions sur le lieu où ils avaient été détenus.

Gino Pollicardo, 55 ans, et Filippo Calcagno, 65 ans, avaient été enlevés avec deux autres employés de la société de construction Bonatti près d'un complexe de la compagnie pétrolière italienne ENI dans la région de Mellitah, à l'ouest de Tripoli, dans une zone qui avait déjà été le théâtre de prises d'otages.

C'est fini, je lui ai parlé au téléphone, a déclaré à la presse l'épouse de Gino Pollicardo, en larmes.

Le ministère des Affaires étrangères italien s'est cependant dit dans l'incapacité de confirmer leur libération faute d'avoir obtenu pour l'instant la garantie qu'ils étaient en de bonnes mains et en sécurité.

Selon le parquet de Rome, qui avait ouvert une enquête pour enlèvement et séquestration dans le cadre d'une entreprise terroriste, les deux hommes avaient été séparés il y a déjà quelque temps des deux autres otages, Fausto Piano et Salvatore Failla.

Jeudi, le ministère italien avait annoncé que Piano et Failla figuraient probablement parmi les victimes d'une récente fusillade dans la région de Sabrata, tout en précisant n'avoir eu accès qu'à des images des corps.

Selon la presse italienne, ils se trouvaient dans un convoi de l'organisation Etat islamique (EI) qui a été attaqué par des milices loyales à la coalition Fajr Libya (aube libyenne), considérée comme la branche armée du gouvernement -- non reconnu -- de Tripoli.

Située à 70 km à l'ouest de la capitale libyenne, Sabrata est contrôlée par Fajr Libya, mais reste le théâtre de violents combats avec l'EI, dont l'aviation américaine a détruit mi-février un camp d'entraînement, faisant 50 morts dont probablement l'un des chefs du groupe.

Depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, chassé du pouvoir après huit mois de conflit, le pays est livré aux milices d'anciens rebelles. Ce chaos a favorisé la montée en puissance de l'EI, qui tient la ville de Syrte, à 450 km à l'est de Tripoli, et cherche à étendre son influence.

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