03/03/2016 12h:05 CET | Actualisé 08/03/2016 11h:20 CET

Et si l'aéronautique et l'automobile dynamisaient le secteur de la chimie au Maroc?

Dehors la canicule: tu boirais n'importe quoiDans le labo filtres et préparations titillent tes papillesles formes des flacons dilatent tes pupillesTa tête a explosé tu es devenu roi...Tu crois.
evymoon/Flickr
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CHIMIE – Voici là deux leviers de croissance sur lesquels l’entreprise BASF Maroc, filiale du groupe chimique allemand éponyme, a tout intérêt à miser. Avec des chiffres d’affaires respectivement estimés à 43 milliards de dirhams et 7 milliards de dirhams en 2014, l’automobile et l’aéronautique connaissent depuis quelques années un essor rythmé par l’implantation successive d’entreprises étrangères et l’ouverture de nouvelles usines au royaume.

"Avec notre portfolio, nous accompagnons la croissance de la plupart des industries présentes au Maroc dont l’industrie automobile et aéronautique", confie Andres Monroy, directeur général de BASF Afrique francophone du Nord et de l’Ouest aux Inspirations éco.

Deux secteurs dans lesquels BASF Maroc s’impose progressivement à travers sa gamme de produits qui comprend peinture, mousse et plastiques spéciaux.

Ceci dit, la filiale de l’entreprise allemande n’a pas l’apanage du secteur de la chimie au Maroc. Avec une contribution estimée à 69%, l’Office chérifien des phosphates (OCP) s’affiche comme le fer de lance de ce segment.

De manière générale, les industries chimiques et parachimiques marocaines regroupent 1.627 établissements, soit 20.5% des établissements industriels du pays, selon le ministère de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique. Des entreprises qui participent à hauteur de 16.1% à la production industrielle et emploient 11.9% de l’effectif total. Elles drainent également 25.4% des investissements et se taillent 26% des exportations industrielles totales.

En 2015, le chiffre d’affaires de la chimie et parachimie plafonnait en moyenne à 63 milliards de dirhams, soit 4.6% du produit intérieur brut (PIB) national, selon l'Economiste.

L’automobile et l’aéronautique se portent bien

Le Canadien Bombardier, les Français Figeac Aéro, Latécoère et Stelia Aerospace et l’Américain Hexcel dopent notamment le secteur aéronautique marocain. Le 2 décembre 2015, Stelia Aerospace a inauguré sa deuxième usine au Maroc, d’un premier investissement d’environ 426 millions de dirhams. Figeac Aéro a quant à lui consenti un investissement de 25 millions d’euros au Maroc en juin 2015, destiné aux activités d’usinage des pièces aéronautiques et de traitement de surface.

Sur le front de l’automobile, les usines du Groupe Renault Maroc ont produit 288.053 véhicules au royaume en 2015, enregistrant une hausse de 26% par rapport à 2014, écrit Médias 24.

Le constructeur français a exporté 89% de sa production marocaine, soit 256.537 véhicules, dont 216.057 produits à l’usine tangéroise Renault-Nissan (94% de sa production) et 40.480 à l’usine Renault de Casablanca (68% de sa production).

En 2010, le groupe allemand a déployé quatre sites en Afrique: celui de Casablanca chapeaute l’Afrique du Nord tandis que la capitale nigériane Lagos supervise l’Afrique de l’Ouest. Nairobi et Midrand quadrillent respectivement l’Afrique de l’Est et l’Afrique du Sud. La plateforme Afrique du Nord emploie environ 130 collaborateurs et couvre 26 pays.

"Depuis ces bureaux, nous supportons notre croissance sur l’ensemble de l’Afrique en collaboration avec d’autres entités ouvertes en Zambie, Tanzanie et Côte d’Ivoire", souligne encore Andres Monroy.

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