MAROC
26/02/2016 12h:22 CET | Actualisé 26/02/2016 15h:56 CET

Une pétition demande Justice pour Rachid Joundy, brûlé vif dans une clinique de Casablanca

Une pétition demande Justice pour Rachid Joundy, brûlé vif dans une clinique de Casablanca
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Une pétition demande Justice pour Rachid Joundy, brûlé vif dans une clinique de Casablanca

MOBILISATION - Alors qu’une page Facebook baptisée "Justice pour Rachid Joundy" a récemment été lancée, le comité de soutien de l'homme mort brûlé vif dans une clinique de Casablanca vient de lancer une pétition sur Avaaz pour réclamer justice.

"Nous comptons sur votre mobilisation massive. Nous avons besoin de vous à nos côtés pour que la vérité éclate sur le drame qu'a subi Rachid Joundy", explique le comité de soutien.

"Aidez-nous pour que des sanctions exemplaires à la hauteur de la gravité des faits soient prises à l'encontre de tous les responsables de ce drame et qu'une décision de fermeture définitive de la clinique soit prise afin que cela puisse servir d'exemple et que plus aucune autre famille ne subisse un drame en raison de pratiques criminelles de la part de cliniques", peut-on encore lire dans cette pétition qui a recueilli près de 600 signatures quelques heures après son lancement.

L’affaire remonte au 8 novembre 2015. Rachid Joundy, architecte né en 1938, souffre depuis quelques jours d’insomnie chronique. Sa famille l’accompagne à la clinique Notre-Dame (ex Catala) à Casablanca, pour se reposer et se soigner. Le soir même, il décède, brûlé vif. Selon le témoignage d’un membre de sa famille, il avait été ligoté car il sollicitait "un peu trop" le personnel. Les constatations du médecin légiste confirment les faits.

Le procureur ouvre alors une procédure judiciaire. Mais sur le volet pénal de la procédure, "l'affaire est aujourd'hui devant le tribunal correctionnel, c'est-à-dire celui en charge des délits, des infractions de moindre ampleur. Cela est incompréhensible", fustige un membre de la famille.

"Par le biais de notre avocat, nous avons demandé que l'affaire soit jugée en chambre criminelle près la cour d'appel, c'est à dire devant le tribunal chargé de statuer sur les crimes, puisque c'est de cela dont il s'agit", ajoute-t-il, estimant que "ce qui a conduit au drame du 8 novembre dernier est une chaîne de dysfonctionnements d'une gravité extrême et dont la clinique doit répondre".

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