24/02/2016 13h:03 CET | Actualisé 26/02/2016 10h:36 CET

L'Afrique, futur relais de croissance

FINANCE – Des prévisions économiques et financières prometteuses qui laissent à penser que l’Afrique, elle aussi, aura ses Trente Glorieuses. C’est ce qui ressort d’une vidéo fraîchement réalisée par la plateforme financière panafricaine Casablanca Finance City.

29.000 milliards de dollars. C’est le taux du produit intérieur brut (PIB) que devrait atteindre le continent à l’horizon 2050. En 2014, il plafonnait à hauteur d’un peu plus de 2.000 milliards de dollars, soit à peu près égal à celui du Brésil (2.396 milliards de dollars en 2012, selon la Banque mondiale).

Sur les dix économies florissantes dans le monde, sept s’éparpillent à travers l'Afrique.

Urbanisme et pouvoir d’achat: des défis à relever

Composante essentielle du développement économique de la région, l’urbanisation, qui culmine actuellement à 40% selon la Banque mondiale (BM), enregistre de bonnes performances: le continent compte aujourd’hui 63 villes avec plus d’un million d’habitants chacune.

La capitale nigériane Lagos (22.829.561 habitants en 2015), Le Caire (20.439.541 en 2015) et la province sud-africaine de Gauteng, qui regroupe entre autres Johannesburg et Pretoria (12.728.438 en 2014), forment le trio gagnant, note le site PopulationData. Kinshasa, Alger et Khartoum, dont le nombre d’habitants oscille entre 7 et 11 millions sur 2014 et 2015.

Entre 2010 et 2040, les agglomérations africaines accueilleront 450 millions de personnes supplémentaires, indique encore l’institution bancaire mondiale.

En termes de pouvoir d’achat, les chiffres se veulent ambitieux: en 2025, 70% des foyers africains disposeront d’un pouvoir d’achat discrétionnaire. Le pays ayant le plus fort PIB par habitant reste sans conteste l’Afrique du Sud, avec 13.000 dollars environ entre 2011 et 2015.

Un succès auquel le Maroc contribue

Deuxième hub financier régional en Afrique, Casablanca Finance City ajoute sa pierre à l’édifice. Destinées aux grandes institutions financières nationales ou étrangères, CFC se targue également d’être un "catalyseur d’initiatives" à l’échelle continentale.

Une charnière de financements qui a déjà noué des partenariats avec des poids-lourds de la finance européenne, américaine et asiatique: Singapore Cooperation Enterprise, Luxembourg For Finance, TheCityUK, Paris Europlace et CFCA Finance Montréal.

Outre ses activités financières, Casablanca, centre névralgique de l’économie marocaine, dispose d’un autre atout de taille: sa jeunesse. L'agglomération est en effet la deuxième ville la plus jeune d’Afrique juste après Johannesburg et devant Durban, selon le Youthful Cities Index 2015 qui répertorie les 55 villes les plus jeunes du monde.

La capitale sud-africaine glane la 35e place, Casablanca la 44e et Durban la 47e.

Parmi les autres villes africaines qui s’inscrivent dans le classement, Le Caire (48e), Lagos (49e), Nairobi (51e), Dar es Salam (53e) et la Ghanéenne Accra (55e).

La ville blanche n’a pas le monopole des ressources du royaume. Au total, la population active est estimée à 12 millions de personnes. Doté d’une forte diversité culturelle et linguistique (le français, l’espagnol et l’anglais forment les trois langues étrangères), le Maroc possède 500.000 universités et 9 sites classés à l’UNESCO. Enfin, sur 33 millions d'habitants environ, 16 millions sont des utilisateurs internet.