ALGÉRIE
25/02/2016 01h:44 CET | Actualisé 25/02/2016 01h:44 CET

Baisse des cours du pétrole: l'Algérie, l'Irak et d'autres pays amis, capables d'agir ensemble

APS

L'Algérie et l'Irak en mesure de constituer un front commun avec d'autres pays "mis et frères" pour faire face à la chute effrénée des prix du pétrole.

C'est ce qui doit être retenu des déclaration du chef de la diplomatie algérienne à l'issue de son entrevue le 24 février avec son homologue irakien en visite en Algérie.

Selon le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, l'Algérie et l'Irak ont les moyens d'agir, de concert avec d'autres pays amis, pour endiguer la baisse des cours du pétrole sur les marchés internationaux.

Au terme de ses entretiens avec son homologue irakien Ibrahim Al-Ashaiqer Al-Jaafari Lamamra a indiqué avoir évoqué avec son hôte nombre de dossiers dont celui du marché pétrolier.

"Nous avons (avec l'Irak) des engagements, des principes et des intérêts communs, qui s'appliquent également aux marchés pétroliers internationaux, lesquels enregistrent une baisse rapide des cours du pétrole", a affirmé M. Lamamra.

"Nous et nos frères irakiens sommes en mesure d'agir de concert avec d'autres pays frères et amis pour endiguer la baisse des cours du pétrole", a-t-il ajouté.

cette déclaration annonce-t-elle un nouveau front qui pourrait contrecarrer la volonté de ceux qui affirment qu'ils ont les moyens de maintenir le prix du baril de pétrole à 20 dollars? Quel marge de manœuvres pourrait avoir ce front à la lumière des guerres déclarées et sournoises qui se déroulent au moyens orient?

Le chef de la diplomatie algérienne ne donne pas plus de détail et aborde l'autre volet de coopération bilatérale à savoir la lutte contre le terrorisme. A cet titre, M. Lamamra a indiqué que "la lutte antiterroriste menée par l'Irak est désormais palpable", exprimant sa conviction que "les frères irakiens finiront par vaincre ce fléau, comme l'a fait auparavant l'Algérie qui continue à y faire face et avec force".

Par ailleurs, M. Lamamra a mis en avant la coordination bilatérale sur plusieurs dossiers importants, en tête desquels la question palestinienne qui est "la cause centrale" de la Nation arabe.

De son côté, le ministre irakien des Affaires étrangères a indiqué avoir évoqué avec M. Lamamra plusieurs dossiers dont le dossier sécuritaire et les perspectives de coopération "prometteuses" entre les deux pays.

Il a précisé que sa visite en Algérie serait marquée par la conclusion et l'actualisation de plusieurs accords entre les deux pays, assurant que les deux parties devraient "engager des discussions sérieuses en vue d'amorcer une ère nouvelle dans leurs relations".

M. Al-Jaafari a, par ailleurs, mis en avant la convergence des positions des deux pays sur les plans bilatéral, arabe et international, affirmant que cette coordination avait été d'autant plus forte au niveau des "Nations Unies lors de l'intrusion en Irak des forces turques. L'Algérie a été le premier pays à avoir dénoncé cette intervention, aux côtés d'autres pays frères ayant partagé cette position".

Il a aussi salué la convergence de positions de l'Algérie et de l'Irak sur bien d'autres questions. En Effet l'Algérie, l'Irak et le Liban sont les seuls pays de la ligue arabe qui ont été franchement contre la guerre qui se déroule das ce pays.

Les trois pays ne font également pas partie de la coalition arabe qui mène une guerre contre les Houthis au Yémen.

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