MAROC
24/02/2016 08h:14 CET | Actualisé 24/02/2016 08h:18 CET

Des candidats à la tête de la Fifa vent debout contre une étrange tradition

Des candidats à la tête de la Fifa vent debout contre une étrange tradition
AFP
Des candidats à la tête de la Fifa vent debout contre une étrange tradition

FOOTBALL - L'élection du président de la Fifa sera-t-elle transparente (au sens propre comme au figuré)? Visiblement, au moins deux candidats au scrutin du vendredi 26 février en doutent. Mardi, l'un d'entre eux, le prince jordanien Ali, a demandé le report du vote et saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui s'est engagé à se prononcer jeudi matin au plus tard.

L'objet du mécontentement pour cet outsider, dont les chances pour l'élection de Zurich paraissent infimes? Les isoloirs opaques. Soutenu dans son combat par le Français Jérôme Champagne, un autre "petit" candidat de cette élection présidentielle, le prince Ali milite pour la mise en place d'isoloirs (littéralement) transparents.

"Seul un isoloir transparent permettrait de prouver (...) qu'il n'y pas de vote forcé, en empêchant les votants de photographier leur bulletin pour prouver qu'ils auraient suivi une éventuelle consigne de vote", a précisé à l'AFP son avocat, Me Semerdjian. Autrement dit, cela permettrait d'éviter que des votes soient achetés, dans un contexte où la Fifa est déjà embourbée dans un vaste scandale de corruption.

Pour contrer cette pratique, la Fifa a assuré de son côté que "les votants pourront avoir avec eux leur téléphone mobile dans la salle du congrès mais devront le laisser au moment où ils iront voter".

Le cheikh Salman et Gianni Infantino grands favoris

Les membres du Comité exécutif de la Fifa sont à Zurich, où ils se réunissent ce mercredi 24 février à huis clos. Ils ont pris leurs quartiers au luxueux hôtel Baur au Lac, où avaient eu lieu deux vagues d'interpellations de responsables du foot mondial le 27 mai et le 3 décembre. Les représentants des 209 fédérations votantes, eux, arriveront à Zurich d'ici vendredi matin.

L'élection de vendredi sera la conclusion, en tout cas provisoire, d'une saga judiciaire de neuf mois. Lors de la précédente élection, en mai dernier, le prince Ali avait poussé Joseph Blatter à un second tour en recueillant 73 voix au premier (contre 133 pour le Suisse), avant de se retirer. Depuis, Blatter a dû renoncer à son poste à cause du scandale qui ébranle la Fifa, ce qui a rendu nécessaire l'élection de vendredi.

Les deux grands favoris de l'élection sont le cheikh bahreïni Salman, président de la Confédération asiatique (AFC), et l'Italo-Suisse Gianni Infantino, secrétaire général de l'UEFA. Salman est appuyé par l'Asie et l'Afrique, Infantino par l'Europe et l'Amérique du Sud, ainsi qu'une partie de l'Amérique du Nord (l'Union centre-américaine, regroupant sept fédérations). Les autres fédérations d'Amérique du Nord et l'Océanie n'ont pas officialisé de consigne de vote.

Pour rappel, voici les cinq candidats à la présidence de la Fifa:

Galerie photoLes candidats à la présidence de la Fifa Voyez les images

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