ALGÉRIE
22/02/2016 05h:48 CET | Actualisé 22/02/2016 05h:48 CET

Un projet de réhabilitation de près 200 douerates de la Casbah d'Alger sera lancé bientôt

APS

Bonne nouvelle pour les habitants de la vieille medina. La Casbah d’Alger bénéficiera bientôt d’un projet de réhabilitation de près de 200 douerates, a annoncé le président de la Fondation Casbah, Belkacem Babaci lors d’une conférence au forum d’El Moudjahid.

"Le projet de réhabilitation de près de 200 douerates de la Casbah d’Alger sera lancé bientôt afin de mettre fin à la dégradation des habitations", a indiqué M. Babaci à la veille de la Journée de la Casbah, célébrée le 23 février de chaque année.

Le directeur de l'Office de gestion et d'exploitation des biens culturels (Ogebc), Abdelwahab Zekagh, en charge de l'application du plan permanent de sauvegarde de la Casbah d'Alger, a confirmé, de son côté le lancement prochain de ce nouveau "plan d'attaque" concernant des maisons et des édifices publics.

Ce plan touchera, selon Zekagh, les 51 maisons évacuées par la wilaya d'Alger suite au séisme du 1 août 2015 ainsi que 103 autres maisons de la haute Casbah toujours habitées mais classées "dangereuses".

Ce premier plan comprend également des interventions de réhabilitation sur 7 palais de l'époque ottomane en basse Casbah dont Dar Essouf et Dar El Hamra, 9 maisons historiques, haut lieux de la mémoire de la bataille d'Alger lors de la guerre de libération nationale, 4 hammam et 5 mosquées de la haute Casbah.

Selon l'Ogebc, la vielle cité compte 615 douerates ainsi que 1200 bâtisses coloniales à réhabiliter.

Une enveloppe financière de 18 milliards de dinars a été débloqué par l'Ogebc pour financer ce plan d'attaque et une partie des travaux de réhabilitation de la citadelle d'Alger qui sont déjà en cours, précise le directeur de l'office en ajoutant qu'une enveloppe de 5.6 milliards de dinars devrait être débloquée par l'Agence nationale des secteurs sauvegardés (Anss).

Selon M. Babaci, la Casbah compte actuellement 62.000 habitants contre seulement 36.000 en 1990" pour un tissu urbain de 1800 batisses.

De son côté, Réda Amrani, chargé du fonds documentaire au sein de l’association de la sauvegarde de la Casbah, a souligné que ce secteur sauvegardé classé patrimoine mondial par l’UNESCO en 1992 "n’a pas bénéficié de tout l’intérêt qui lui est dû.

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.