TUNISIE
21/02/2016 06h:08 CET | Actualisé 21/02/2016 07h:43 CET

Le bombardement américain en Libye visait une cellule terroriste de Tunisiens

In this Friday, Feb. 19, 2016 photo, people gather by the wreckage of a car, after an air strike on a house and training camp belonging to the Islamic State group, west of Sabratha, Libya. American F-15E fighter-bombers struck an Islamic State militant training camp in rural Libya near the Tunisian border Friday, killing dozens, probably including an IS operative considered responsible for deadly attacks in Tunisia last year, U.S. and local officials said. (AP Photo/Mohamed Ben Khalifa)
ASSOCIATED PRESS
In this Friday, Feb. 19, 2016 photo, people gather by the wreckage of a car, after an air strike on a house and training camp belonging to the Islamic State group, west of Sabratha, Libya. American F-15E fighter-bombers struck an Islamic State militant training camp in rural Libya near the Tunisian border Friday, killing dozens, probably including an IS operative considered responsible for deadly attacks in Tunisia last year, U.S. and local officials said. (AP Photo/Mohamed Ben Khalifa)

A moins de 100 kilomètres de la frontière tunisienne, le bombardement américain aux abords de la ville libyenne de Sabratha qui a fait une quarantaine de morts, tunisiens, algériens et serbes, et blessé six Tunisiens, visait une cellule terroriste composée exclusivement de Tunisiens, qui "s’entraînaient à commettre des attentats terroristes en Tunisie", a déclaré à l’Agence TAP, Seddik Essour, chef du service des investigations du bureau du procureur général relevant des autorités de Tripoli.

C'est sur la base d'un aveu de l'un des membres de ce groupe, blessé lors du bombardement et interrogé par les autorités de Tripoli, que le gouvernement local a fait cette annonce.

Implication dans les attentats du Bardo et de Sousse

Le blessé aurait avoué que le groupe visé fait partie de l’organisation Etat islamique (Daech). Cinq blessés lors de l'attaque ont été transportés vers un hôpital de Tripoli, en vue d'être livrés aux autorités tunisiennes.

Parmi les membres de la cellule terroriste frappée, se trouvait Noureddine Chouchane, un Tunisien considéré par la justice tunisienne comme impliqué dans les attentats du Bardo et de Sousse en 2015, et faisant partie des cinq fugitifs recherchés suite à ces attentats. Noureddine Chouchane a "probablement été tué", a indiqué un responsable américain au New York Times.

Deux otages tués

Dès la matinée du samedi 20 février, le chargé de communication auprès du ministère de l’Intérieur, Yasser Mosbah, a démenti auprès de la TAP des rumeurs selon lesquelles le rapatriement des corps et des blessés tunisiens aurait déjà été réalisé : "Aucun corps ou blessé n’a jusque-là été livré aux autorités tunisiennes".

Deux otages serbes de l'Etat islamique, fonctionnaires de l'ambassade serbe, ont par ailleurs été tués dans cette attaque, selon le New York Times, qui indique que plusieurs protestations serbes ont été adressées aux Etats-Unis.

Washington a présenté son attaque comme faisant partie de sa chasse aux groupes jihadistes, sans que cela ne signifie une intention de s'engager militairement dans le conflit libyen, alors même qu'une intervention militaire occidentale est de plus en plus fortement évoquée.

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