18/02/2016 21h:16 CET | Actualisé 18/02/2016 21h:17 CET

Au Maroc, l'offshoring ne connaît pas la crise... de l'emploi

EMPLOI – L’offshoring, générateur d’emplois au Maroc? C’est ce que laisse entendre l’analyse des tendances en ressources humaines sur l’année 2015 élaborée par le site Rekrute.com, rapporte Les Inspirations échos.

Les professions liées au call-center se taillent 36% du total des fonctions principalement convoitées par les recruteurs. Le secteur de l’informatique glane quant à lui la deuxième position, avec 20% des fonctions sollicitées. Celles relatives au commerce et aux ressources humaines sont respectivement estimées à 12 et 6% des postes réclamés.

Les profils "juniors", qui correspondent à une expérience professionnelle inférieure à un an, suscitent particulièrement l’intérêt des recruteurs. A l’instar de l’année 2014 qui avait connu une hausse de l’émergence de ces profils dans l’offshoring, ces derniers ont augmenté de 5.51% en 2015.

Ceci dit, avec un pourcentage qui plafonne à 26.77%, les profils disposant d’une expérience comprise entre un et trois ans sont les plus recherchés.

65.000 emplois créés

L’offshoring (délocalisation des activités de service ou de production de certaines entreprises vers des pays à bas salaire) revendique actuellement au royaume 65.000 emplois créés, "soit environ autant que l'automobile", déclare Youssef Chraïbi, président de l'Association marocaine de la relation client (AMRC) et du groupe Outsourcia, un opérateur spécialisé dans la gestion de la relation client à distance.

"Aujourd'hui, l'offshoring est classé sixième parmi les secteurs les plus importants en termes de revenus à l'export, avec près de 8 milliards de dirhams de chiffre d'affaires, soit autant que l'aéronautique". C’est sans compter une contribution de 5% au Produit intérieur brut (PIB) du pays.

Un large secteur encore inconnu au Maroc il y a une quinzaine d’années, qui regroupe notamment les services financiers et administratifs, l’engineering, le design ou encore le développement et la maintenance de systèmes d’information.

Des atouts qui rassurent les investisseurs potentiels

La stabilité économique et politique du Maroc, le climat des affaires qui y règne ainsi que les infrastructures dont il dispose sont autant d’atouts susceptibles d’attirer les investisseurs étrangers.

Sur le front des affaires, il prend 5 points dans l'édition 2016 du Doing Business, le classement annuel édité par la Banque mondiale chargé de mesurer la qualité et l'efficience du cadre réglementaire dans 189 pays.

S’agissant des infrastructures, le royaume n’est pas en reste. Selon un rapport du World economic forum (WEF) publié en août 2015, il arrache la première place des pays du Maghreb sur la qualité de ses équipements (transports routiers, autoroutiers, portuaires, ferroviaires et aéroportuaires, entre autres) et se classe 6e à l’échelle africaine.

Le pays compte 15 aéroports internationaux qui le relient à 80 destinations, avec une fréquence de 1.500 vols internationaux par semaine.

Situé à 3 heures de vol en moyenne des capitales européennes et à 15 kilomètres environ de l’Espagne, le Maroc jouit également d’une proximité avec l’Europe dont il a tout à gagner.