MAROC
19/02/2016 07h:11 CET | Actualisé 19/02/2016 07h:14 CET

Mohamed Sajid: "On ne s'engage pas en politique pour faire carrière. On s'engage pour servir"

Mohamed Sajid: "On ne s'engage pas en politique pour faire carrière. On s'engage pour servir"
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Mohamed Sajid: "On ne s'engage pas en politique pour faire carrière. On s'engage pour servir"

DISCOURS - Mercredi 17 février, le secrétaire général de l'Union constitutionnelle (UC) et ex-maire de Casablanca Mohamed Sajid s'est livré à l'exercice du Grand Oral organisé par l'UIR-Sciences Po, à Rabat. Verbatim à partir du compte-rendu publié par M. Sajid.

Les rôles d'un député au Maroc

Mohamed Sajid est, d'abord, revenu sur ses débuts en politique, en tant que député: "le rôle d'un député, c'est aussi de fédérer tous les élans, intéresser les partenaires et ramener de l'investissement public dans la région cible, grâce à l'effet levier des efforts de bénévoles et de partenaires. C'est ainsi qu'à Taroudant, où j'ai été élu en 1993, on a pu rapidement mettre en place une dynamique qui a permis la construction de 600 kilomètres de route. Déjà, les débuts du Partenariat Public Privé...", a dit celui que l'on surnomme le père du PPP au Maroc.

Impliquer les jeunes dans la politique

"On ne s'engage pas en politique pour faire carrière. On ne s'engage pas non plus en politique pour faire de l'argent. On s'engage pour servir. Je sais que la rupture est grandissante entre les jeunes et le monde politique. Mais elle résulte, entre autres, de l'amplification des côtés négatifs de la politique, et l'absence de communication autour de ce qu'est vraiment la noblesse de l'action politique", a indiqué Mohamed Sajid.

Pour remédier à cela, il a appelé les partis politiques à adapter leurs méthodes de travail aux attentes des citoyens, et en particulier à celles de la jeunesse. Le secrétaire général de l'UC a, par la même occasion, évoqué le chantier de restructuration qu'il opère aujourd'hui à la tête du parti: "j'ai hérité d'un parti congelé, sans odeur ni saveur. Le parti survivait simplement parce qu'il administrait quelques municipalités".

Priorité à l'éducation

Interrogé sur les réformes prioritaires à mettre en oeuvre, M. Sajid a estimé que la réforme de l'Education est la priorité absolue. "Nous avons un système qui ne fonctionne plus. L'éducation est la première étape de la marche vers le progrès et le développement. J'appuie fortement les mesures courageuses recommandées par le Conseil Supérieur (de l'enseignement ndlr). Il faut y aller et y aller vite pour corriger les dysfonctionnements majeurs qui ont ruiné notre système éducatif".

Son bilan à la tête de la mairie de Casablanca

"Malgré la violence de certains moments, malgré les difficultés, malgré les incompréhensions, j'ai pu ressentir une réelle satisfaction à conduire les grands projets de restructuration de Casablanca en tant que maire de la ville: unification des anciennes 27 communes, réalisation d'un plan de déplacement urbain et d'un nouveau schéma directeur urbain, d'un plan de mobilité globale qui a démarré par la première ligne du tramway, construction d'infrastructures et d'équipements de base, mise en place des SDL pour plus d'efficacité dans l'action, recasement de 60.000 ménages anciennement dans les habitats insalubres grâce à un modèle innovant... Tant de choses réalisées, tant de choses sur les rails mais aussi tant de choses à faire. La satisfaction est celle du devoir rendu, l'ambition est celle de préparer de nouveaux dirigeants publics pour mieux servir encore Casablanca", a déclaré l'ex-maire de la ville blanche.

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