ALGÉRIE
17/02/2016 09h:53 CET | Actualisé 17/02/2016 09h:53 CET

La Turquie n'acceptera jamais de bastion kurde à sa frontière avec la Syrie

Image fournie par le service de presse présidentiel turc du président Erdogan, le 16 février 2016, lors d'une visite au siège des forces spéciales de la gendarmerie à Ankara
AFP
Image fournie par le service de presse présidentiel turc du président Erdogan, le 16 février 2016, lors d'une visite au siège des forces spéciales de la gendarmerie à Ankara

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé mercredi que son pays n'accepterait jamais la création d'un bastion kurde à sa frontière avec la Syrie et qu'il continuerait à bombarder les positions des milices kurdes syriennes.

"Nous n'accepterons jamais de nouveau Kandil (la base arrière du Parti des travailleurs du Kurdistan en Irak, ndlr) à notre frontière sud", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours prononcé devant des préfets.

"Les pays de la coalition ont réagi ensemble. Ils nous demandent d'arrêter les tirs sur le PYD (Parti de l'union démocratique) et les YPG (Unités de protection du peuple, les milices du PYD). Désolé, il n'est pas question pour nous d'arrêter", a-t-il ajouté.

Depuis samedi dernier, l'artillerie turque vise des positions tenues par les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), qui ont profité de l'offensive des forces du régime de Damas dans la province d'Alep (nord), appuyées par les raids aériens russes, pour avancer jusqu'aux alentours d'Azaz.

Les Etats-Unis, l'Union européenne (UE) ou la France ont exhorté Ankara à mettre un terme à ces frappes, qui ont rendu très improbable la trêve censée entrer en vigueur cette semaine en Syrie et compliqué un peu plus la recherche d'une solution politique.

La Turquie accuse le PYD et les YPG d'être des organisations "terroristes" car proches du PKK, qui mène depuis 1984 une rébellion meurtrière sur son sol.

Lors de son intervention mercredi, M. Erdogan a une nouvelle fois sévèrement critiqué les Etats-Unis, qui soutiennent et arment ces deux mouvements dans le cadre de la lutte engagée contre le groupe Etat islamique (EI).

"Il n'y a pas de bons et de mauvais terroristes", a lancé l'homme fort de Turquie.

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