ALGÉRIE
12/02/2016 10h:10 CET | Actualisé 12/02/2016 10h:31 CET

Le Venezuela placé en état d'urgence économique par la justice

Venezuela's President Nicolas Maduro, bottom left, points to a opposition lawmaker during his annual state of the nation report in Caracas, Venezuela, Friday, Jan. 15, 2016. Above left to right, Henry Ramos Allup, President Of the National Assembly, Gladys Gutierrez , President of the Supreme Court and Tibisay Lucena the President of national Electoral Council.  Ahead of a surprise dire economic data release, Maduro said he would declare an economic emergency giving him 60 days to unilaterally e
ASSOCIATED PRESS
Venezuela's President Nicolas Maduro, bottom left, points to a opposition lawmaker during his annual state of the nation report in Caracas, Venezuela, Friday, Jan. 15, 2016. Above left to right, Henry Ramos Allup, President Of the National Assembly, Gladys Gutierrez , President of the Supreme Court and Tibisay Lucena the President of national Electoral Council. Ahead of a surprise dire economic data release, Maduro said he would declare an economic emergency giving him 60 days to unilaterally e

Le Tribunal suprême de justice du Venezuela (TSJ) a validé le décret du président Nicolas Maduro plaçant le pays en urgence économique, ignorant le rejet formulé le 22 janvier par le Parlement contrôlé par l'opposition.

Le décret est entré en vigueur à partir de sa publication et sa légitimité, sa validité, sa vigueur et son efficacité juridico-constitutionnelle sont irrévocables, conformément à ce qui est prévu dans la loi, a estimé le TSJ dans un avis publié jeudi soir sur sa page internet.

Le texte prévoit notamment le recours par le gouvernement aux moyens des entreprises privées (transport, distribution) pour garantir l'accès aux aliments, médicaments et biens de première nécessité et le contrôle des changes.

"Cela facilite beaucoup le travail", a réagi le président socialiste Nicolas Maduro sur la télévision d'Etat, précisant qu'il annoncerait les premières mesures dans les prochains jours.

"Le Tribunal suprême de justice a parlé, sa parole est sainte et doit être respectée par tous les secteurs et toutes les institutions", a-t-il insisté.

Sur Twitter, le député d'opposition Juan Guaido s'est lui insurgé : "Le TSJ ne peut pas usurper les compétences du pouvoir législatif".

Le député José Guerra, l'un des plus critiques envers le décret, a estimé que le Tribunal suprême croit être un Etat au sein de l'Etat et pense être au-dessus de la volonté du peuple.

Le décret, instituant cet état d'urgence pour 60 jours dans un Venezuela en pleine crise économique en raison de la chute des cours du pétrole, avait été pris par le président socialiste Nicolas Maduro le 15 janvier.

Mais il avait été rejeté une semaine plus tard par le Parlement, où l'opposition est désormais majoritaire.

Saisie par des dirigeants du parti au pouvoir, la salle constitutionnelle du TSJ leur a finalement donné raison.

L'opposition, mais aussi les syndicats et les milieux d'affaires, craignaient que le décret menace la propriété et l'entreprise privées, détruise le pouvoir d'achat et nuise à l'emploi, rejetant de manière globale la poursuite des mêmes stratégies inefficaces face à la crise.

Le pays sud-américain, autrefois un riche producteur pétrolier grâce à ses immenses réserves de brut - les plus importantes au monde -, est plongé dans une grave crise économique avec la chute des cours du pétrole.

Au quotidien, celle-ci se traduit par une pénurie touchant des produits de base comme le café, l'huile ou les couches, obligeant les habitants à faire la queue pendant des heures, d'un supermarché à l'autre, pour pouvoir se fournir.

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