TUNISIE
11/02/2016 09h:12 CET

Tunisie: "#DealWithIt", la campagne d'Amnesty International pour la défense des victimes de violences sexuelles (VIDÉO)

Tunisia: Stop Punishing Survivors!

Imagine being assaulted & then accused of sodomy. In Tunisia, the fact that same-sex sexual relations are a crime fuels violence against those who are gay and lesbian . Sign our petition, demanding that Tunisia repeal Article 230 and STOP punishing survivors: http://amn.st/6180BrIxq

Posté par Amnesty International sur mardi 9 février 2016

"Il fait attention à ne le dire à personne, parce que les gens le blesseront s'ils savent. Un jour il a été agressé, violé... Quand il est allé porter plainte à la police, les agents se sont moqués de lui, l'ont menacé. Puis, ils l'ont arrêté, inculpé et mis en prison".

La dernière campagne d'Amnesty International met la lumière sur les victimes et appelle à abroger l'article 230 qui criminalise les relations sexuelles entres deux personnes du même sexe.

Si la vidéo publiée se focalise sur les victimes de l'article 230, la campagne de l'ONG vise également les adolescentes contraintes d'épouser leurs violeurs (en référence à l'article 227 du Code Pénal qui permet au violeur d'épouser sa victime et d'échapper ainsi à la punition), les femmes incapables de porter plainte pour violences sexuelles ou encore personnes agressées en raison de leur identité sexuelle ou leur genre.

Amnesty International appelle les citoyens sur son site à envoyer un message au Premier ministre, Habib Essid, pour l'interpeller sur "les affaires de violences sexuelles en veillant à ce que les victimes obtiennent justice et aient accès au soins nécessaires".

La promulgation du Code du Statut Personnel (CSP) en 1956 n'a pas empêché le fait que la violence conjugale (violence morale,viol...) est devenue la première cause d'agressions physiques et de décès des femmes âgées entre 16 et 44 ans, selon l'Office National de la Famille et de la Population (ONFP) en 2014. Pourtant plusieurs femmes ne portent pas plainte, par peur des représailles.

"La chasse aux homosexuels" , notamment par l'arrestation d'un jeune étudiant pour pratiques homosexuelles et la condamnation de six personnes à la peine maximale (à savoir trois ans de prison) et au bannissement de la ville, avaient suscité l'indignation de certaines composantes de la société civile. La pratique du "test anal" a également soulevé l'indignation car assimilée à un acte de torture.

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