10/02/2016 07h:54 CET | Actualisé 10/02/2016 08h:56 CET

Le gotha africain des affaires se réunit à Casablanca

Mohamed El Kettani, Président-directeur général (PDG) du groupe Attijariwafa Bank.
AICPRESS
Mohamed El Kettani, Président-directeur général (PDG) du groupe Attijariwafa Bank.

DEVELOPPEMENT – L’Afrique soucieuse d’asseoir son tissu entrepreneurial interafricain? C’est en effet l’axe qui a été développé lors d’une conférence de presse mardi 9 février au siège d’Attijariwafa Bank dans le cadre de la présentation de la 4e édition du Forum Afrique Développement.

Un rendez-vous annuel inauguré il y a 4 ans, prévu cette année les 25 et 26 févriers prochains à Casablanca. Une myriade d’opérateurs économiques et financiers africains et d’acteurs politiques internationaux s’y réunira. En tout, plus de 1200 opérateurs économiques et institutionnels africains sont attendus à cette édition principalement tournée vers l’agriculture et l’électrification du continent.

Des entrepreneurs (et des secteurs) à solliciter

"C’est une dynamique d’entreprenariat durable qui s’impose à nous. Le secteur agricole, qui contribue à 25% du PIB (Produit intérieur brut, ndlr) africain, emploi 60% de la main d’œuvre africaine", a lancé Zahra Maarifi, directrice générale de Maroc Export, qui co-organise l'évènement avec le groupe Attijari.

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Zahra Maarifi, directrice générale de Maroc Export. (AICPRESS)

La 4e édition du Forum Afrique Développement veut faire aboutir le club "Afrique développement", dont l’objectif est de partager les expériences entrepreneuriales des différents chefs d’entreprises du continent et leur fournir un accès à plusieurs informations utiles dans le cadre de leurs stratégies d’affaires.

Les jeunes entrepreneurs africains seront également sollicités afin qu’ils "rencontrent des investisseurs potentiels reconnus et tissent ensemble des partenariats prometteurs". Une manière de "faire face aux défis de l’urbanisation et à la mondialisation qui se digitalise et bouleverse les outils traditionnels d’investissement".

Des atouts qui gagneraient toutefois à être exploités

"L’Afrique est attractive pour les investisseurs africains, mais aussi internationaux. La Chine et les Emirats arabes unis, notamment, tablent beaucoup sur le continent. Ses prévisions de croissance, fortement liées au baril du pétrole et au gaz, sont parmi les plus élevées au monde. Sa jeunesse et sa démographie (2 milliards et demi d’Africains d’ici 2050, ndlr) y sont pour beaucoup", a salué Mohamed El Kettani, Président-directeur général (PDG) du groupe Attijariwafa Bank.

Outre une importante démographie à venir, l’Afrique jouit de ressources naturelles "extrêmement importantes". Autant d’atouts dont le continent a encore du mal à tirer profit: alors que 800 millions d’hectares de terres arables ne sont toujours pas exploitées, 500 millions d’Africains souffrent de malnutrition. Un paradoxe de taille qui n’est pas sans freiner son développement économique.

"Ce sont là des travaux auxquels nous devons nous atteler sans plus tarder pour favoriser une croissance durable et inclusive à travers le continent, dont l’électrification et l’urbanisation doivent être la base. Le potentiel de l’Afrique est encore loin d’être réalisé" a pour sa part ajouté Mohamed El Kettani.

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