09/02/2016 07h:47 CET | Actualisé 09/02/2016 07h:55 CET

Et les trois chantiers financiers majeurs de l'année 2016 à Casablanca sont...

BOURSE – C’est un éventail de vastes chantiers économiques et financiers qui se profile à Casablanca en ce début d’année 2016. Ils s’inscrivent intégralement dans la "Vision 2020" impulsée par la Bourse de la capitale économique du royaume, qui veut

"Positionner Casablanca en tant que place attractive tournée vers le financement de l’économie marocaine (…) et africaine", a confié Karim Hajji, directeur général de la Société de bourse des valeurs de Casablanca (SBVC), aux Inspirations échos (version papier).

La démutualisation de la Bourse

Intervenant dans le cadre de la restructuration du marché boursier annoncée en 2015, la démutualisation de la Bourse de Casablanca consiste à lui donner un nouveau statut en tant que société anonyme afin qu’elle traverse sans encombre le circuit administratif et technologique pour consolider l’ouverture, l’efficience et la rentabilité du marché qu’elle gère.

Cette démutualisation entend également ouvrir le capital des Bourses à des acteurs nationaux et, à termes, internationaux, conformément à un nouveau cadre organisationnel et contractuel. Une mise à jour qui doit être raccord avec une meilleure efficience de la gouvernance de la Bourse et le développement croissant du marché boursier.

Actuellement, la Bourse dispose d’un statut concessionnaire: l’Etat l’a en effet concédée aux Sociétés de bourses (SDB) qui se partagent entre elles le capital. Une gestion toutefois suspendue à un cahier des charges élaboré… par l’Etat, à travers un Conseil d’administration au sein duquel statue un commissaire du gouvernement. Son rôle? Tisser un maillage entre les administrateurs des SDB et le ministère des Finances, tutelle de la Bourse.

Le lancement du programme Elite

Les Petites et moyennes entreprises (PME) se mettent elles aussi au diapason. Signé le 30 juillet 2015 par le britannique London Stock Exchange Group (propriétaire des Bourses de Londres et de Milan) et la Bourse de Casablanca, le programme d’accompagnement Elite, lancé en 2012, se tourne en effet vers des PME à forte croissance.

Il prévoit de "les aider à se développer, avec des sessions de formation, des contacts directs avec la communauté financière et des consultants européens (…) pour accélérer au maximum leur développement et la recherche de financements répondant le mieux à leurs besoins", indiquait un communiqué commun des deux places boursières.

Une plateforme grâce à laquelle "les entreprises PME, une fois intégrées au programme Elite, peuvent obtenir un label et profitent d’une plateforme communautaire qui regroupe plus de 300 entreprises, 150 partenaires et 90 investisseurs dans 17 pays", explique encore Karim Hajji.

Le basculement vers la nouvelle plateforme de cotation et de négociation

Last, but not least. Le basculement vers la nouvelle plateforme de cotation et de négociation devrait être opéré au cours du premier semestre 2016. Une mesure censée assister le développement du marché boursier qui doit permettre de "traiter, outre les produits financiers existants, les nouveaux produits boursiers qui viendront étoffer notre palette d’offres dans le cadre de la mise en place d’un marché à terme, d’un marché alternatif et du prêt/emprunt de titres", détaillait Karim Hajji dans un entretien à La Nouvelle tribune.

Pour rappel

Établie en 1929, la Bourse de Casablanca compte 74 sociétés cotées, pour une capitalisation boursière de 485 milliards de dirhams (soit 43.8 milliards d’euros).

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