MAROC
07/02/2016 07h:54 CET | Actualisé 07/02/2016 07h:54 CET

Le monde de la culture rend un ultime hommage à Tayeb Saddiki (PHOTOS)

HOMMAGE - "Le regretté a révolutionné le théâtre national en intégrant l'art de la helqa, tout en préservant le caractère authentique du patrimoine populaire contemporain", a déclaré le dramaturge Abdelkrim Berrechid à la MAP lors des obsèques de Tayeb Saddiki.

Les funérailles du dramaturge marocain, décédé vendredi 5 février à l'âge de 79 ans des suites d'une longue maladie, ont eu lieu samedi au cimetière Chouhada à Casablanca, et ont rassemblé plusieurs noms de la scène culturelle ainsi que des officiels marocains. (L'article continue sous le diaporama)

Galerie photoLes funérailles de Tayeb Saddiki Voyez les images

Le cortège funèbre, conduit par Yassir Zenagui et Abdellatif Menouni, conseillers du roi Mohammed VI, s'est dirigé vers le cimetière après la prière d'al-air, dans une ambiance de recueillement. Le roi avait d'ailleurs exprimé ses condoléances à ses proches et à sa famille, tout en soulignant l'engagement de Tayeb Saddiki en tant que "pionnier du théâtre national connu par son talent, sa créativité, sa démarche innovante et audacieuse et son action pour faire connaître le théâtre marocain à l'échelle internationale".

"Tayeb Saddiki, qui vouait une grande passion au théâtre, a su rester fidèle à ce genre dramatique et est même parvenu à développer cet art", a rappelé l'acteur et dramaturge Hassan Al-Joundi à cette occasion. Pour l'actrice Naima Lamcharki, "Saddiki a réussi à faire connaitre le théâtre marocain à plusieurs niveaux", notamment à l'international, où il a été primé à plusieurs reprises pour son oeuvre.

En l'absence d'instituts de théâtre au Maroc, Tayeb Seddiki "a joué un rôle majeur en matière d'encadrement des artistes en herbe", selon l'acteur Abdelhaq Zerouali. Il aura marqué l'histoire du théâtre en ayant écrit près de 80 pièces, dont plusieurs sont des adaptations d'oeuvres étrangères à l'arabe. Discret sur sa vie privée, Seddiki a surtout brillé pour ses accomplissements artistiques. Il a, d'ailleurs, été souvent primé pour son oeuvre. En 1976, il reçoit le Ouissam Al-Massira des mains de Hassan II à l'occasion de la Marche verte. Trois ans plus tard, il est décoré par la république française et est nommé Chevalier des arts et des lettres.

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