MAROC
05/02/2016 06h:48 CET | Actualisé 05/02/2016 08h:50 CET

Loubna Abidar au Petit Journal: "J'aime mon pays de tout mon cœur" (VIDÉO)

MUCH LOVED - En lice pour le César de la meilleure actrice, Loubna Abidar était invitée le 4 février sur le plateau du Petit Journal de Canal +. Face à Yann Barthès, l'actrice marocaine est revenue sur la polémique suscitée au royaume par sa performance dans le film de Nabil Ayouch. Elle a expliqué au présentateur la façon dont elle avait vécu cette polémique, et sur ses projets à venir.

Loubna Abidar a raconté comment est-ce qu'elle avait appris sa nomination aux césars: "J'étais dans le train, et une amie m'a appelé pour me l'annoncer. J'ai cru que c'était une caméra cachée. J'ai commencé à pleurer dans le train, tout le monde me regardait".

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Quand Yann Barthès demande à l'actrice de raconter l'histoire de Much Loved, Abidar s'explique: "C'est un film qui raconte l'histoire de quatre femmes marocaines, très fortes, combattantes. Elles donnent beaucoup d'amour sans en recevoir".

Un brin provocateur, Yann Barthès déclare: "Est-ce que je peux dire que c'est un film qui parle de tout ce que le Maroc veut cacher: "La prostitution, l'homosexualité, le business de la nuit, la protection accordée aux riches saoudiens, la pédophilie, la corruption des flics ?"

Et l'actrice de lui répondre: "Oui, mais cela n'arrive pas seulement au Maroc, cela existe dans tous les pays arabes. Les Marocains sont intelligents, ils savent ce qui se passe. Mais la presse marocaine a trop mal parlé de moi. Les journalistes ont inventé des histoires qui ont énervé le peuple marocain. J'aime le Maroc, j'aime mon pays de tout mon coeur, je suis prête à faire n'importe quoi pour lui. C'est pour ça que j'ai fait ce film. On dit que je déteste le Maroc et les marocains, alors que c'est tout le contraire".

Elle est ensuite revenue sur la façon dont sa fille de six ans vivant au Maroc avait vécu cette expérience: "Les voisins ont interdit à leurs enfants de jouer avec elle. Sa mère lui avait dit de se taire parce que sa mère est une prostituée".

Loubnar Abidar explique ensuite qu'elle est en train de préparer un nouveau film: "C'est un film sur le courage des femmes musulmanes. Je travaille avec une réalisatrice franco-marocaine Camélia Montassere, et une actrice iranienne qui a vécu la même chose que moi. On veut dire que nous, les femmes arabes, sommes très fortes, que nous pouvons vivre sans les hommes et que les hommes arabes arrêtent de dire que nous ne ferions rien sans eux. Ce sont les hommes sans les femmes qui ne pourraient rien faire".

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