TUNISIE
04/02/2016 16h:53 CET

La Tunisie inquiète de l'éventualité d'une intervention internationale en Libye

موكب تقبل التهاني بمناسبة حلول السنة الإدارية الجديدة

إشراف رئيس الجمهورية الباجي قايد السبسي على موكب تقبّل التهاني بمناسبة حلول السنة الإدارية الجديدة من قبل رؤساء البعثات الدبلوماسية المعتمدين وممثلي المنظمات الإقليمية والدولية بتونس وبحضور رئيس مجلس نواب الشعب وأعضاء الحكومة.قرطاج الخميس 04 فيفري 2016

Posté par ‎Présidence Tunisie رئاسة الجمهورية التونسية‎ sur jeudi 4 février 2016

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi s'est inquiété jeudi d'une éventuelle intervention militaire internationale en Libye, en proie au chaos, et a demandé à être "consulté" avant toute décision.

"Nous sommes informés que les Libyens se préparent, peut-être, à certaines interventions étrangères et à des bombardements pour lutter contre Daech" (acronyme en arabe du groupe extrémiste Etat islamique), a déclaré M. Essebsi lors d'une cérémonie de voeux au corps diplomatique en poste à Tunis.

"Je dis, et très clairement, aux amis qui pensent à cela de ne pas penser seulement à leurs intérêts. De penser aux intérêts des pays voisins et au premier rang de la Tunisie", a-t-il ajouté.

"Avant tout acte de ce genre, s'il vous plaît, consultez-nous, parce qu'il peut vous servir mais nous porter atteinte", a encore fait valoir le chef de l'Etat.

Mardi, la coalition internationale réunie à Rome a cependant assuré qu'une intervention n'était pas d'actualité.

La Tunisie a de son côté répété à plusieurs reprises être particulièrement touchée par l'instabilité en Libye, où le groupe EI a profité du chaos pour s'implanter.

Fin 2015, Tunis a fermé pendant 15 jours sa frontière commune, dans la foulée d'un attentat suicide revendiqué par l'EI ayant tué 12 agents de la garde présidentielle.

D'après les autorités tunisiennes les auteurs des précédentes attaques sanglantes de l'EI en 2015, au musée du Bardo et à Sousse (60 morts), avaient été formés au maniement des armes en Libye.

La Tunisie vient de terminer la construction d'un "système d'obstacles" sur la moitié des 500 km de frontière commune, notamment afin de limiter la contrebande d'armes.

De sources officielles, quelque 5.000 Tunisiens se trouvent en Irak, en Syrie et en Libye dans les rangs d'organisations jihadistes.

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