ALGÉRIE
03/02/2016 06h:35 CET | Actualisé 03/02/2016 06h:35 CET

Syrie: la Russie n'arrêtera pas ses bombardements avant d'avoir réellement vaincu les organisations terroristes

Russian Foreign Minister Sergey Lavrov talks during a press conference with his UAE counterpart Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan in Abu Dhabi, United Arab Emirates, Tuesday, Feb. 2, 2016. (AP Photo/Kamran Jebreili)
ASSOCIATED PRESS
Russian Foreign Minister Sergey Lavrov talks during a press conference with his UAE counterpart Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan in Abu Dhabi, United Arab Emirates, Tuesday, Feb. 2, 2016. (AP Photo/Kamran Jebreili)

La Russie a annoncé mercredi qu'elle ne cesserait pas son intervention militaire en Syrie avant d'y avoir réellement vaincu les groupes terroristes, rejetant implicitement les demandes d'un arrêt des bombardements au moment où des fragiles pourparlers de paix se déroulent à Genève.

"Les frappes aériennes russes ne s'arrêteront pas tant que nous n'aurons pas réellement vaincu les organisations État islamique et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda", a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov en visite à Mascate.

"Je ne vois pas pourquoi ces frappes devraient s'arrêter", a-t-il ajouté, cité par l'agence Interfax.

L'armée russe mène depuis le 30 septembre une intense campagne de frappes aériennes qui a permis à l'armée loyale au président Bachar al-Assad de reprendre la main sur le terrain.

"Espérer que des conditions formulées sous la forme d'ultimatums aident à régler les problèmes constitue une politique à courte vue et sans avenir", a poursuivi M. Lavrov.

Le Haut comité des négociations (HCN), vaste coalition d'opposants politiques syriens et de groupes armés, réclament l'arrêt des bombardements les visant depuis l'ouverture lundi à Genève de négociations de paix sous l'égide de l'ONU.

Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry et le chef de la diplomatie française Laurent Fabius avaient également plaidé mardi à Rome pour l'arrêt des frappes russes contre l'opposition syrienne.

"Des gens capricieux sont apparus (au sein de l'opposition syrienne, ndlr), qui commencent à avoir des exigences qui n'ont rien à voir avec les principes devant régir les pourparlers de paix", a martelé mercredi le chef de la diplomatie russe.

M. Lavrov a par ailleurs estimé qu'un cessez-le-feu en Syrie passait d'abord par un arrêt de la contrebande à travers la frontière turco-syrienne, qui ravitaille les combattants.

L'accord conclu sous les auspices des Nations unies prévoit qu'une trêve dans les combats soit instaurée au moment où commence un dialogue politique sur l'avenir du pays entre le régime de Damas et l'opposition.

Le chef de la diplomatie russe s'est en outre interrogé sur les buts réels de la coalition internationale menée par les États-Unis en Syrie.

"Nos partenaires continuent de fuir le dialogue pragmatique que nous proposons depuis le tout début. C'est suspect et suscite des questions sur les buts réels de la coalition", a-t-il déclaré sans plus de précisions.

L'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura va tenter mercredi de ranimer les discussions de paix, menacées par la situation sur le terrain où les forces prorégime progressent, appuyées par d'intenses bombardements russes.

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