MAROC
03/02/2016 06h:46 CET | Actualisé 03/02/2016 06h:48 CET

Libye: 10 députés de Tripoli exclus pour avoir signé l'accord de paix de Skhirat

Libye: L'accord de Skhirat est "nul" selon le vice-président du Parlement de Tripoli
MAP
Libye: L'accord de Skhirat est "nul" selon le vice-président du Parlement de Tripoli

LIBYE - Le Parlement libyen parallèle installé à Tripoli a exclu mardi dix de ses députés qui ont signé, sans autorisation, un accord de sortie de crise controversé sous l'égide de l'ONU, ont indiqué des responsables cités par l'AFP.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée à une guerre civile entre deux autorités rivales, l'une basée à Tripoli et l'autre dans l'est du pays, reconnue par la communauté internationale.

Après un long processus de négociations lancé par l'ONU, un accord sur un gouvernement d'union a été signé mi-décembre par des députés des deux Parlements à Skhirat, malgré l'opposition des chefs des ces institutions et de nombreux de leurs collègues.

Mardi, le Congrès général national (CGN, Parlement de Tripoli), mis en place après la prise de la capitale par la coalition des milices de Fajr Libya, a décidé de "congédier certains parlementaires" qui ont signé cet accord, a précisé un vice-président du CGN, Awad Abdel Sadiq, lors d'une conférence de presse.

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Il a qualifié cet accord de "nul" en soulignant que ceux qui l'avaient signé l'avaient fait "sans autorisation" et en "violation de la déclaration constitutionnelle".

Selon un responsable du CGN cité par l'AFP, 10 députés ont été exclus, dont Saleh al-Makhzoum, un vice-président du Parlement de Tripoli.

Le 25 janvier, le Parlement libyen reconnu internationalement avait rejeté le gouvernement d'union dirigé par Fayez el-Sarraj, tel que proposé, en raison du nombre trop important de ministres (32).

Il lui a été demandé de proposer dans les prochains jours une nouvelle composition de son gouvernement, plus restreinte.

La communauté internationale a applaudi l'accord interlibyen, en soulignant la nécessité d'avoir un seul interlocuteur, en l'occurrence le gouvernement d'union, pour pouvoir aider le pays à faire notamment face à la montée en puissance du groupe jihadiste Etat islamique (EI).