MAROC
02/02/2016 07h:01 CET | Actualisé 02/02/2016 07h:01 CET

Saâdeddine El Othmani demande de ré-autoriser l'UNEM

Saâdeddine El Othmani demande de ré-autoriser l'UNEM
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Saâdeddine El Othmani demande de ré-autoriser l'UNEM

UNIVERSITES - Sur fond de violences estudiantines, l'ex-secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD) et ancien ministre des Affaires étrangères Saâdeddine El Othmani prend la parole. Dans un article publié sur son site officiel, il a appelé à ré-autoriser l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM), interdite par les autorités en 1973.

Constatant une recrudescence de la violence universitaire, qui a donné "lieu au décès de trois étudiants en moins d'un an, ceci, sans compter le meurtre de l'étudiant Abderrahim Hasnaoui, survenu en 2014", El Othmani a proposé une série de mesures pour faire barrage à la violence dans les universités.

L'ex-secrétaire général du PJD a appelé à "placer l'université en tête des priorités en matière de politiques publiques", sans pour autant se contenter d'apporter un traitement technique ou politicien de la question, en raison du fait que "la problématique nécessite l'adoption d'une approche globale, qui tienne compte des aspects culturels, éducatifs, politiques et sécuritaires".

Pour El Othmani, la résolution du problème de la violence universitaire passe aussi, et surtout, par "la reviviscence des libertés syndicales à l'université, et la ré-autorisation de l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM)", qu'il considère comme "un espace et une plateforme de dialogue entre les différentes factions universitaires."

Si l'UNEM a marqué, et marque toujours la mémoire estudiantine marocaine, et nombre d'organisations estudiantines se réclament encore d'elle, ou de son héritage - dont les étudiants de la gauche radicale à Fès, qui ont assassiné l'étudiant PJDiste Abderrahim Hasnaoui- la structure n'existe, pratiquement, plus depuis le début des années 90, durant lesquelles quelques militants de l’UNEM ont tenté de restructurer l'organisation estudiantine, en vue d'organiser un congrès extraordinaire.

Depuis le 24 janvier 1973, l'UNEM est interdite par les autorités. La demande d'El Othmani de revivifier l'UNEM trouve écho chez de nombreuses organisations estudiantines, dont l'Union des étudiants pour le changement du système éducatif (UECSE), qui a fait sienne certains objectifs de l'UNEM.

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